samedi 29 mars 2014

Le chocolat, vrai ou faux ami ?


Appétissant au simple regard © Dmitrich.


A trois semaines de Pâques - et alors que les Oufs, poules, poissons et autres friandises au chocolat se font de plus en plus présents dans les boutiques ouu en grandes surfaces - nous avons décidé de vous proposer un petit rappel sur les les « bienfaits » ou les défauts du chocolat tel que nous le consommons aujourd'hui.



Il y a sans doute plus d'adeptes du chocolat noir - de vrais amoureux - que de chocolats au lait parmi les adultes. Et l'approche des fêtes de Pâques ne feront une fois de plus pas démentir l'appétence de nous, adultes, pour ce que nous considérons comme le roi des chocolats : le chocolat noir ! Petite approche des bienfaits et défauts de cette douceur à bien des égards unique !


De réelles vertus scientifiquement prouvées


Plus récemment, des scientifiques Chinois ont démontrer que le fait de savourer du chocolat noir tous les jours aurait pour vertu de… diminuer de près de 25 % le risque de développer un cancer de la bouche ! Les chercheurs de l’Université médicale de Youjiang, dans l’Empire du Milieu, ont fait appel à plus de… 10 000 participants, dont un bon tiers était touché par le cancer de la bouche. Leurs investigations ont révélé que celles et ceux qui consommaient régulièrement du chocolat noir voyaient leur probabilité à développer un cancer de la cavité buccale sensiblement réduit. Un bénéfice qu’ils ont estimé à plus de 25% de chance en moins de développer un cancer de la bouche avec cette consommation quotidienne


Petit bémol pour relativiser le constat des chercheurs : ceux-ci ne donnent aucun indice sur les quantités consommées par leurs patientes et patients !


Mais ce n’est pas tout, d(autres études antérieures se sont déjà penchées sur les atouts du chocolat noir. Citons les recherches conduites par l’Université d’Harvard, publiée dans le British Medical Journal, qui pointait du doigt un autre bienfait inattendu du produit : une réduction de pas moins de 20 % du risque de développer un diabète de type 2 chez les consommatrices et consommateurs de ce fameux chocolat.


Ces bienfaits sont confirmés par le docteur M. Juneau, cardiologue, directeur de l'Observatoire de la prévention de l'Institut de Cardiologie de Montréal : « le cacao et ses produits dérivés, notamment le chocolat noir, représentent des sources exceptionnelles de polyphénols, une classe de molécules antioxydantes impliquées dans la prévention de plusieurs maladies chroniques majeures associées au stress oxydatif, incluant les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète de type 2 et les maladies neurodégénératives. »


Mais, petit bémol tout de même ! Pas question de substituer le chocolat noir par du chocolat au lait. Tous les experts sont catégoriques : plus transformé, ce chocolat au lait reste associé, lui, à une prise de poids évidente :! A bons entendeurs !


Des défauts qu’il ne faut pas négliger


Le chocolat, même noir, reste un aliment dont les taux de matières grasses restent élevés dont les acides gras saturés, dont il est prouvé la toxicité pour la santé.

Mais plus inquiétant encore, serait la présence de cadmium dans certains chocolats importés en occident. Le cadmium est un métal lourd toxique, en particulier pour les reins, qui pourrait s’accumuler naturellement dans les fèves de cacao utilisées pour la fabrication du chocolat. 

Cette accumulation dans les fèves varireait énormément selon l’origine géographique du cacao, les niveaux les plus faibles étant retrouvés dans celui provenant du continent africain et les plus élevés dans celui provenant… d’ Amérique latine.

Mais raserez-vous ! Les analyses menées sur une large gamme de chocolats indique que la - quasi - totalité des produits fabriqués à partir de l’une ou l’autre source géographique de chocolat renfermeraient des quantités de ce cadmium bien inférieures aux seuils de toxicité ! Nos chocolats noir ou au lait peuvent donc être consommés sans aucun risque pour notre santé. Ouf !


En guise de conclusion


Etat des lieux de la consommation de chocolat noir. Si la science n’a pas encore donné les éléments nécessaires pour trancher  la question sur les quantités idéales à consommer, un point ressort de ces études : intégrer du chocolat noir dans son alimentation quotidienne - et ceci avec modération - pourrait offrir une très probable protection contre le cancer de la bouche mais aussi le diabète de type 2 !


Bref, du chocolat, oui, mais un peu tous les jours et de qualité !



vendredi 28 mars 2014

Evitez les sur-cuissons !


A l’approche des beaux jours et de leurs sempiternelles grillades, l’attention des consommateurs est attirée vers les sur-cuissons, accusées d’accélérer le vieillissement cellulaire…

Alors que chacun s’apprête à ressortir son barbecue, l’Académie de pharmacie rappelle la nécessité de limiter les sur-cuissons, accusées d‘entrainer un vieillissent précoce.
Les grillades, de retour avec les beaux jours © DR.
On s’en parlait déjà au mois de novembre dernier dans ces pages. Les acrylamides, ces composés omniprésents dans notre alimentation dans tout ce qui est produit à cuisson trop rapide (frites, grillades,…) nuisent à notre santé lentement mais sûrement. Si l’Europe a souhaité mettre en garde les industriels, les effets de ces substances restent encore inconnues du grand public.
Pourtant, des recommandations simples peuvent d’ores et déjà être préconisées, comme le fait de ne pas laisser surchauffer des cuissons, éviter de manger les zones les plus détériorées des aliments grillés, mais aussi et surtout de privilégier une alimentation équilibrée, riche en fruits et en légumes. Et de privilégier les cuissons à basse température (moins de 120°), à la vapeur, plutôt que celles au micro-ondes, grillade et fritures !

mardi 25 mars 2014

Préserver le patrimoine gastronomique européen


Le 13 mars dernier, le Parlement européen a adopté une résolution demandant aux États membres de prendre des mesures concrètes afin de préserver le patrimoine gastronomique du continent.

La promotion des traditions locales et régionales, la mise en place de cours sur la gastronomie des pays et une exigence particulière sur la prise d’une alimentation saine dans les différents systèmes éducatifs.… Tel est le résumé de la volonté exprimée par les députés européens désireux de faire entrer des habitudes alimentaires saines dans les établissements scolaires de l’Union.

Tous les pays européens sont sollicités. © DR.
Des cours spécifiques et des ateliers pour les enfants, sans aucun doute, mais aussi des formations pour leurs professeurs, tout en rappelant l’importance d’associer les familles et les communautés pédagogiques au projet. Voilà en substance le message adressé aux différents ministères de tutelle des états membres. Une politique devra également établie mettant en place les échanges et partenariats entre institutions gastronomiques reconnues et écoles pour rendre le discours de ces institutions plus accessible au public…
Autre piste de taille de cette décision : produits et production locale et régionale doivent être encouragés, notamment par des programmes européens de reconnaissance et de labellisation.
Entre autres points (il y a pas moins de trente-neuf recommandations), les députés demandent aux états membres d'étudier la mise en place d’un encadrement plus strict des contenus publicitaires traitant de produits alimentaires.
Si les dimensions humaines et culturelles sont au centre des préoccupations, les députés ne négligent pas non plus les aspects architecturaux, demandant aux États membres par exemple, « d'adopter des mesures de préservation du patrimoine européen lié à la gastronomie, telles que des mesures de protection du patrimoine architectural des marchés traditionnels de produits alimentaires, des caves vinicoles ou d'autres établissements ainsi que des ustensiles et des machines liés à l'alimentation et à la gastronomie », notamment… A suivre.