samedi 25 novembre 2023

Idée reçue : les féculents font grossir

Les féculents, pourtant très utiles pour notre organisme (©DR).


L'affirmation selon laquelle les féculents feraient grossir est sans doute l'un des mythes les plus tenaces de la nutrition moderne. Cette idée reçue a conduit de nombreuses personnes à bannir le pain, les pâtes, le riz ou les pommes de terre de leur assiette dans l'espoir de perdre du poids. Pourtant, d'un point de vue purement biochimique, aucun aliment ne fait grossir par sa seule présence.


Le grand procès des féculents : une réputation injuste


La prise de poids est toujours le résultat d'un excédent calorique global sur la durée, c'est-à-dire lorsque l'énergie consommée dépasse l'énergie dépensée. Les féculents fournissent des glucides complexes qui sont le carburant privilégié de nos muscles et de notre cerveau, et les exclure totalement revient à priver l'organisme de sa source d'énergie la plus efficace.


Une question de raffinage et d'indice glycémique


Pour bien comprendre l'impact des féculents sur la silhouette, il convient de distinguer les produits raffinés des produits complets. Les féculents "blancs", comme le pain de mie, les pâtes classiques ou le riz blanc, ont été débarrassés de leur enveloppe protectrice. Cela augmente leur indice glycémique, provoquant une élévation rapide du taux de sucre dans le sang suivie d'une baisse tout aussi brutale. C'est ce phénomène qui engendre des fringales et pousse au grignotage. À l'inverse, les féculents complets, les légumes secs comme les lentilles, ou les tubercules conservent leurs fibres. Ces fibres ralentissent la digestion, offrent une satiété durable et stabilisent l'énergie, devenant ainsi de redoutables alliés pour le contrôle du poids.


Les pièges de la préparation et des accompagnements


Le véritable coupable de la balance se cache rarement dans le féculent lui-même, mais plutôt dans la manière dont il est cuisiné et accompagné. Une pomme de terre cuite à l'eau ou au four reste un aliment très modéré en calories, mais elle change radicalement de profil nutritionnel lorsqu'elle est transformée en frites ou écrasée avec une généreuse quantité de beurre. De la même manière, une assiette de pâtes nature est caloriquement raisonnable, alors que la sauce carbonara, le fromage râpé en abondance ou les sauces industrielles qui l'accompagnent font grimper l'addition calorique en flèche. C'est donc l'ajout de matières grasses et de produits ultra-transformés qui transforme un féculent sain en un plat particulièrement riche.


L'art des proportions et de l'équilibre dans l'assiette


L'impact des féculents dépend enfin de la taille des portions et de la composition globale du repas. Dans une alimentation équilibrée, les féculents doivent idéalement occuper un quart de l'assiette, le reste étant partagé entre les légumes pour les vitamines et les fibres, et une source de protéines. Consommer des féculents en quantité adaptée aux dépenses physiques réelles de la journée ne présente aucun risque de prise de poids. C'est le déséquilibre, comme un repas exclusivement composé d'un grand plat de pâtes sans légumes, qui perturbe l'harmonie nutritionnelle.

jeudi 24 août 2023

Bio : les serres chauffées à nouveau autorisées

Le Conseil d'Eta vient de trancher (©DR).


Le Conseil d'Etat vient de donner raison aux structures (Légumes de France de la FNSEA et Felcoop) qui l'avaient saisi en 2020 pour que l'institution valide ou invalide la décision prise par l'Inao en été 2021 : l'Institut avait alors interdit toute vente de produits bio issus de serres chauffées entre l'hiver et le printemps.


Un Etat membre peut-il durcir un règlement européen ?


Le revirement juridique opéré par le Conseil d’État concernant les serres chauffées illustre la complexité de superposer des exigences nationales strictes à un cadre réglementaire européen harmonisé. En juin dernier, la plus haute juridiction administrative française a annulé les dispositions du cahier des charges français qui encadraient le chauffage des serres.

La décision prise ne porte pas sur le bien-fondé écologique de la mesure, mais sur une question de droit pur : le gouvernement français a-t-il la compétence juridique pour imposer des restrictions supplémentaires à celles prévues par le règlement européen sur l'agriculture biologique ?


La création d'une concurrence au sein de l'Union ?


L'argument central retenu par le Conseil d’État repose sur le principe de la libre circulation des marchandises et de l'harmonisation des normes au sein de l'Union européenne. Le règlement européen encadrant le label bio est considéré comme "exhaustif", ce qui signifie qu'un État membre ne peut pas durcir les critères de production sur son sol s'ils ne sont pas explicitement prévus dans le texte commun. En imposant des dates de commercialisation spécifiques et des restrictions de chauffage, la France créait une réglementation nationale divergente qui entravait le fonctionnement du marché unique, d'autant que les produits bio chauffés en Belgique ou aux Pays-Bas pouvaient toujours être vendus librement sur le territoire français.


Forcément, un des deux camps déçu


Cette annulation a provoqué un véritable désarroi chez les défenseurs d'un bio de proximité et saisonnier, qui y ont vu une porte ouverte à une forme d'industrialisation du label. Pour les syndicats agricoles et les associations de consommateurs, l'impossibilité juridique de maintenir cette interdiction fragilise la promesse environnementale du logo AB. Cela a mis en lumière un décalage entre les attentes sociétales françaises, très portées sur la souveraineté alimentaire et la transition énergétique, et les contraintes administratives d'un label européen qui se veut avant tout un outil de commerce transfrontalier.


De nouveaux labels en guise de réponse de la filière bio


Toutefois, malgré cette défaite juridique pour le ministère de l'Agriculture, la filière bio française n'a pas totalement renoncé à ses principes. Pour pallier l'absence de contrainte légale, de nombreux acteurs de la distribution et des groupements de producteurs vont mettre en place des chartes privées ou des labels plus exigeants, comme "Bio Cohérence" ou "Nature & Progrès", qui interdisent contractuellement le chauffage des serres. Le débat s'est donc déplacé du terrain du droit vers celui de la communication et de l'engagement volontaire, laissant au consommateur le soin d'arbitrer entre le label bio officiel et des certifications plus restrictives sur le plan énergétique.

mercredi 9 août 2023

La banane et ses atouts "santé"

La banane, omniprésente sur nos étals (DR). 


La banane est un fruit particulièrement complet que l'on trouve un peu toute l'année sur nos étals. Sa provenance peut varier tout au long du calendrier, mais - c'est un peu la conclusion de cet article - vous prendrez soin d'en varier les origines ! On vous explique pourquoi.


La banane, un atout vitaminique


La banane se distingue par sa richesse en glucides biodisponibles, offrant une source d'énergie immédiate et durable. Son principal atout réside dans sa haute teneur en potassium, un minéral essentiel au bon fonctionnement du système nerveux et à la régulation de la pression artérielle, ce qui en fait une alliée précieuse pour la santé cardiovasculaire.

Elle contient également des vitamines du groupe B et du magnésium, des nutriments qui jouent un rôle clé dans la gestion du stress et la récupération musculaire. Sa richesse en fibres douces, notamment la pectine, favorise un transit intestinal régulier et participe à la sensation de satiété, aidant ainsi à stabiliser l'appétit entre les repas.


Quand la consommer ?


Le moment idéal pour consommer une banane dépend principalement de vos objectifs énergétiques et de votre métabolisme. Le matin, elle constitue un excellent carburant pour briser le jeûne nocturne et stimuler la vigilance sans provoquer de pic d'insuline trop brutal, surtout si elle est associée à une source de protéines comme un yaourt ou des oléagineux.

Elle est également très efficace en collation avant une séance de sport pour ses sucres naturels, ou après l'effort pour reconstituer les réserves de glycogène et aider à prévenir les crampes.

En fin de journée, sa teneur en tryptophane, un précurseur de la sérotonine, peut favoriser la relaxation et préparer le corps au sommeil, bien qu'il soit préférable de la consommer au moins deux heures avant le coucher pour faciliter la digestion.


La banane, un fruit pollué ?


En ce qui concerne les risques de pollution et de contamination, la banane pose certains défis environnementaux et sanitaires liés à sa culture intensive dans les zones tropicales. Historiquement, l'utilisation de pesticides persistants comme le chlordécone dans certaines régions a marqué les sols pour des décennies, bien que les réglementations actuelles soient beaucoup plus strictes. Aujourd'hui, les principales préoccupations concernent les traitements fongicides appliqués pour lutter contre des maladies comme la cercosporiose noire, ainsi que les produits utilisés pour la conservation durant le transport. Heureusement, l'épaisse peau de la banane agit comme une barrière naturelle efficace, limitant considérablement la présence de résidus de pesticides à l'intérieur de la chair comestible par rapport à des fruits à peau fine comme les pommes ou les fraises.

Pour minimiser ces risques, il est conseillé de se tourner vers des bananes issues de l'agriculture biologique ou bénéficiant de labels de commerce équitable, qui garantissent des cahiers des charges plus restrictifs sur l'usage de produits chimiques.


Nos conseils "consommation"


Laver la peau avant de l'éplucher est également une habitude simple qui permet d'éviter le transfert de résidus externes vers la pulpe lors de la manipulation. Malgré les enjeux liés à sa production industrielle, la banane reste, selon le consensus nutritionnel, l'un des fruits les plus sûrs et les plus bénéfiques à intégrer dans une alimentation quotidienne équilibrée, à condition de varier ses sources d'approvisionnement.

Des preuves que vous mangez trop salé

Le sel, que l'on consomme facilement en excès dans notre alimentation (DR)


Le sel est un des minéraux importants qui composent notre corps. Pourtant, à trop forte dose, il est préjudiciable pour celui-ci. On fait ici le point sur les signes qui ont tendance à montrer que votre alimentation est trop riche en sel et que vous devriez faire attention à cette consommation de sel.


Vous avez une pression artérielle élevée


C’est sans nul doute le plus connu des maux qui se manifestent avec une alimentation trop riche en sodium : une pression artérielle trop forte. L’excès de sodium représente un réel facteur de risque d’hypertension artérielle, c’est à dure que votre coeur fonctionne trop fort. Si votre médecin prend votre tension à chacun de vos rendez-vous, sachez que l’on considère la tension artérielle trop importante quand elle propose des valeurs égales ou supérieures  140/90 mmHg (diastole/systole).


Vous souffrez de maux de tête


Corolaire de cette hypertension artérielle évoquée plus haut : des maux de tête qui sont un des symptômes de cette pression artérielle. Si tel est le cas, consultez votre médecin traitant qui peut facilement vous proposer une observation afin de savoir si vous souffrez de cette hypertension, et s’il vous faut envisager un traitement pour la soigner. C’est important.


Vous avez souvent soif


Quand le sel est trop présent dans notre alimentation, vos fluides corporels se s-retrouvent déséquilibrés. Le corps va alors signaler qu’il a besoin d’eau et pour se faire, va exprimer le besoin de boire plus d’eau. Boire plus, c’est aussi s’exposer à une fréquentation plus importante de vos espaces sanitaires.
Boire en quantité permet d'éliminer l'excès de sel et de rétablir l'équilibre électrolytique. Une hydratation équilibrée est donc essentielle au maintien d'un taux de sodium optimal et donc à votre bien-être général.


 Vous souffrez de ballonnements


Les personnes qui ont un régime riche en sodium ont jusqu’à 1/3 de plus de risques d’avoir des ballonnements, comparé à d’autres individus qui en consomment moins. L’excès de sodium favorise la rétention d’eau, ce qui va engendrer des ballonnements du ventre mais pas seulement !


Votre corps gonfle


En effet, il n’y a pas que le ventre qui risque de prendre un peu de volume, mais aussi d’autres partis de votre corps comme les mains ou le visage, comme provoquer des poches sous les yeux.






samedi 5 août 2023

Pour un affichage environnemental des aliments fiable et compréhensible

Le Planet-Score Pour un affichage environnemental des aliments fiable et compréhensible





Nous reproduisons ci-dessous - EN INTEGRALITE et en italique - l'article publié en date du 3 août 2023 sur le site de Que choisir. Bonne lecture.


“La loi Climat prévoit un affichage environnemental qui devra informer les consommateurs sur l’empreinte écologique des produits alimentaires. Le Ministère de l’environnement, aidé par l’Ademe doit rendre fin 2023/début 2024 ses recommandations sur les modalités de calcul et d’affichage du futur score officiel. Dans ce cadre, l’UFC-Que Choisir promeut le Planet-Score, seul outil prenant en compte la totalité des impacts environnementaux des productions alimentaires et permettant de différencier le réel impact environnemental des produits au sein d’une même famille de produits. L’application gratuite « QuelProduit » intègre désormais l’impact environnemental de plus de 135 000 références alimentaires grâce au Planet-Score.



Ce qu'il faut savoir


La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire de février 2020, ainsi que la loi climat prévoient d’instaurer un affichage environnemental obligatoire sur les produits de grande consommation et notamment les aliments.

L’Agence de la transition écologique (Ademe) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) ont élaboré un indicateur, Agribalyse, qui s’appuie sur la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV). Mais il présente de graves lacunes. En particulier, il ne prend pas en compte les impacts négatifs de l’usage des pesticides sur la santé humaine et la biodiversité ce qui explique des notations aberrantes, les produits bio étant le plus souvent moins bien classés que leurs équivalents issus de l’agriculture intensive polluante. Les orientations choisies actuellement par l’Ademe risquent également de ne pas permettre de différencier clairement l’impact environnemental au sein d’une même famille d’aliments, ainsi, même après amélioration d’Agribalyse, des pommes bio pourraient avoir la même note que des pommes issus de l’agriculture conventionnelle très utilisatrice de traitements phytosanitaires.

Conscients de ces lacunes, les pouvoirs publics ont lancé en 2021 un appel à projets.

Plusieurs acteurs privés et associatifs y ont répondu. Parmi les propositions, on retrouve le Planet-Score proposé par l’Institut technique de l’agriculture bio (Itab) et soutenu par plusieurs ONG, dont l'UFC-Que Choisir, mais aussi des fabricants et des distributeurs.

Qu’est ce que le planet-Score ?

Le Planet-Score prend en compte plusieurs indicateurs oubliés ou sous-estimés par Agribalyse :

  • l’impact des pesticides et des antibiotiques sur la santé humaine et l’environnement ;
  • l’impact des modes de production sur la pollution de l’air et de l’eau ;
  • l’impact des modes de production sur la biodiversité terrestre et marine ;
  • le stockage du carbone par les prairies ;
  • la déforestation importée, par exemple par les achats de soja utilisé dans l’alimentation animale ;
  • la saisonnalité des productions (impact des serres chauffées sur la consommation d’énergie) ;
  • le transport de denrées par avion ;
  • l’emballage ;
  • l’irrigation ;
  • l’origine des différents ingrédients ;
  • l’impact du mode d’élevage sur le bien-être animal.

En termes d’affichage, le Planet-Score s’inspire du Nutri-Score. En agrégeant tous les indicateurs, le dispositif obtient une note sur 100, qui est ensuite traduite en lettre.

Il indique le détail des principaux impacts en matière de climat, de biodiversité, et d’impact des pesticides. Le Planet-Score fournit aussi une information complémentaire sur le bien-être animal.

Pourquoi l’UFC-Que Choisir soutient le Planet-Score ?

Voici 5 raisons pour lesquelles l’UFC-Que choisir soutient le Planet-Score comme futur affichage environnemental :

  • Il repose sur une expertise scientifique approfondie et pluridisciplinaire ;
  • Il permet de combler les lacunes de l’ACV pour mieux évaluer l’impact des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement ;
  • Il englobe les impacts négatifs et positifs de l’agriculture sur la biodiversité en fonction des modes de production (bio, extensif, intensif) ;
  • Il s’appuie sur les données scientifiques les plus récentes sur l’impact climatique des aliments ;
  • Il apporte une information complémentaire sur le bien-être animal, qui fait partie des défis d’une agriculture soutenable et ne peut être déconnecté des enjeux écologiques. 

Les consommateurs soutiennent aussi vivement le Planet-Score. Le format du Planet-Score permet d’identifier en un clin d’œil l’impact d’un aliment. C’est aussi un outil éducatif permettant d’expliciter la notion d’impact environnemental, en donnant la décomposition du score selon les principaux enjeux : le climat, l’impact sur la vie sauvage (biodiversité), la toxicité des pesticides ainsi que le mode d’élevage.

Des fabricants et enseignes testent le Planet-score

Conscients des limites d’Agribalyse, 200 entreprises, dont 21 distributeurs tels que Biocoop, Lidl, Naturalia, Franprix, La Vie Claire, Monoprix, Naturéo ou encore Greenweez ont vérifié l’efficacité du Planet-Score pour donner de la visibilité aux efforts réalisés par ces filières pour limiter l’impact de leurs productions. En outre, plus de 30 marques l’affichent maintenant sur leurs emballages, en France, en Espagne et en Allemagne.

L’impact environnemental de plus de 135 000 aliments sur l’application « QuelProduit ».

Le critère facultatif du Planet-Score empêche cependant les consommateurs de pouvoir disposer sur tous les emballages de l’information sur le véritable impact environnemental des produits alimentaires. L’UFC-Que Choisir demande en conséquence que le Planet-Score devienne le modèle officiel d’étiquetage environnemental.

Dans cette attente, souhaitant que les consommateurs puissent acheter en pleine connaissance de cause les aliments les mieux notés du point de vue environnemental et sanitaire, l’UFC-Que les invite à télécharger la nouvelle version de son application gratuite « QuelProduit » et à l’utiliser au quotidien pour leurs achats alimentaires, mais aussi cosmétiques et ménagers, pour lesquels une note environnementale est également fournie.

Nous saluons la mobilisation de ces entreprises et de ces filières et appelons l’ensemble des acteurs de l’agroalimentaire à tester à leur tour le Planet-Score.

Ce que nous demandons

L’UFC-Que Choisir considère que le Planet-Score est une proposition d’affichage environnemental solide du point de vue scientifique et qui permettrait aux consommateurs d’identifier facilement les différents impacts environnementaux des aliments.

Nous appelons donc les pouvoirs publics à se saisir du Planet-Score comme référence pour le futur affichage environnemental des aliments."


Voilà, pour retrouver cet article dans son contexte, cliquez ici

dimanche 16 juillet 2023

Que boire avec… des nectarines et/ou des brugnons ?

Deux fruits fréres pour ce sujet d'accompagnement (©DR).




La nectarine et le brugnon, avec leur chair juteuse, parfumée et leur peau lisse, sont les rois de la fraîcheur estivale. Qu’ils soient à chair jaune (plus acidulés et toniques) ou à chair blanche (plus floraux et doux), ces fruits partagent un équilibre subtil entre une sucrosité désaltérante et un peps acidulé. Qu'on les croque nature au bord de la piscine, qu'on les passe sur le grill ou qu'on les glisse dans des tartes, ils s'accordent avec des boissons qui respectent leur texture fondante sans étouffer leur éclat fruité.


Un blanc de la Loire tendre et vif pour les fruits frais et natures


Croquer dans une nectarine ou un brugnon frais, tout juste sortis du panier de fruits, libère un jus abondant qui demande une boisson désaltérante et parfumée. Un vin blanc de la Vallée de la Loire issu du cépage Chenin, comme un Vouvray demi-sec ou un Montlouis-sur-Loire tendre, est un compagnon idéal. Le côté légèrement moelleux de ces vins enveloppe la texture du fruit, tandis que l'acidité naturelle et vibrante du Chenin fait écho au peps de la nectarine. Les notes de poire, de coing et de fleurs blanches du vin s'unissent harmonieusement aux arômes du brugnon pour une fin de bouche éclatante.


Un blanc liquoreux pour une tarte ou un crumble


Lorsque ces fruits sont cuits, par exemple dans une tarte fine feuilletée ou sous un crumble croustillant, la chaleur du four concentre leurs sucres et caramélise leur jus. Pour escorter cette texture plus dense et gourmande, il faut se tourner vers un vin blanc liquoreux qui conserve une immense fraîcheur. Un Jurançon moelleux ou un Coteaux-du-Layon font des merveilles. La sucrosité de ces grands vins blancs épouse le croustillant de la pâte, tandis que leurs arômes naturels de fruits exotiques, d'abricot et de miel soulignent le fondant du brugnon cuit sans jamais saturer le palais grâce à leur belle tension minérale.


Un grand rosé de gastronomie pour… des brugnons grillés au barbecue !


La nectarine et le brugnon excellent également dans les préparations estivales salées-sucrées, notamment lorsqu'ils sont coupés en deux, badigeonnés d'un trait d'huile d'olive, grillés au barbecue et servis avec de la burrata crémeuse et du jambon cru. Pour ce type de plat texturé et estival, le choix idéal s'oriente vers un vin rosé de caractère et structuré, comme un Tavel ou un Bandol rosé. La puissance aromatique de ces vins, marqués par des notes d'épices douces et de petits fruits rouges mûrs, s'accorde avec le côté fumé de la grillade, tandis que leur fraîcheur vineuse vient couper la richesse de la burrata.


Une bière artisanale de type Blanche ou Sour pour un accord moderne


Pour sortir des sentiers battus lors d'un goûter ou d'un apéritif, l'univers de la bière offre des perspectives fascinantes. Une bière blanche de style belge (Witbier), brassée avec des écorces d'orange et de la coriandre, apporte une douceur maltée et des notes d'agrumes qui réveillent la douceur de la nectarine blanche. Pour accompagner une verrine crémée ou un cheesecake au brugnon, vous pouvez oser une bière de style Sour aux fruits (bière acide). L'acidité franche et tranchante de la bière vient bousculer le gras de la crème et la sucrosité du fruit, réinitialisant les papilles de manière très dynamique à chaque gorgée.


Sans alcool : un thé blanc à la pêche ou une eau infusée au basilic


Pour une alternative sans alcool qui sublime la nectarine sous toutes ses formes, la légèreté est de mise. Pour accompagner une part de tarte ou des fruits frais au goûter, un thé blanc délicat infusé à la pêche de vigne, servi tiède ou frappé, offre un accord d'une grande poésie. La subtilité végétale du thé blanc, pauvre en tanins, laisse le fruit s'exprimer pleinement tout en apportant une sensation soyeuse en bouche. Si vous cherchez une option ultra-fraîche pour le repas, une eau pétillante infusée avec de fines lamelles de brugnon frais et quelques feuilles de basilic froissées sera parfaite. Le basilic insuffle une note poivrée et herbacée qui donne un relief incroyable à la douceur naturelle du fruit.

jeudi 6 juillet 2023

Poisson : sa consommation explose alors que les stocks… stagnent !

Poisson : une consommation qui explose (©DR).


Oui, la consommation de poissons explose sur notre planète, alors que les stocks - mis en évoidences par les chercheurs et les pêcheurs - stagnent au quatre coins de nos eaux. Ce paradoxe entre une consommation mondiale qui bat des records et des stocks naturels qui s'essoufflent s'explique par une mutation profonde de notre système alimentaire. En cette année, le poisson n'est plus seulement un produit de cueillette marine, mais est devenu une denrée massivement cultivée, changeant radicalement la structure de l'offre mondiale.


L'explication majeure réside dans l'ascension fulgurante de l'aquaculture, qui a franchi un cap historique en dépassant désormais la pêche de capture pour l'alimentation humaine.

Alors que la quantité de poissons sauvages pêchés en mer stagne depuis les années 1990 à environ 90 millions de tonnes par an, l'élevage de poissons, de crustacés et d'algues a pris le relais pour répondre à la demande d'une population mondiale croissante. Cette industrie, dominée par l'Asie, permet de stabiliser les prix et d'assurer une disponibilité constante sur les étals, indépendamment des saisons ou des aléas climatiques qui affectent les flottes de pêche traditionnelles.


La modernisation des flottes seules responsables ?


Parallèlement, l'efficacité technique de la pêche industrielle permet de maintenir des niveaux de captures élevés malgré la fragilité des stocks. La technologie moderne, incluant des radars de précision et des flottes de navires-usines capables de traiter le poisson directement en mer, permet d'exploiter des zones de plus en plus profondes ou éloignées.

Cependant, cette pression constante pousse environ un tiers des stocks mondiaux vers la surexploitation. Si le tonnage total capturé reste stable en apparence, c'est souvent au prix d'un effort de pêche bien plus intense et du ciblage d'espèces plus petites ou moins nobles pour compenser la disparition des grands prédateurs.


Mondialisation des sur-pêches et du constat


La mondialisation des échanges joue également un rôle moteur dans cette explosion de la consommation. Le poisson est aujourd'hui l'une des denrées les plus échangées au monde : une part considérable des produits consommés en Europe ou en Amérique du Nord est élevée en Norvège ou au Chili, transformée en Asie, puis réexpédiée.

Cette fluidité logistique, couplée à une demande croissante pour des protéines perçues comme plus saines que la viande rouge, crée une aspiration mondiale sur des ressources qui, sans l'apport massif de l'élevage, auraient déjà atteint leurs limites biologiques.


Quel avenir pour cette consommation ?


Les enjeux de durabilité redéfinissent les efforts des industriels et des régulateurs. Pour que cette consommation puisse continuer de progresser alors que l'océan "plafonne", l'accent est mis sur l'amélioration des rendements de l'aquaculture, notamment en remplaçant la farine de poissons sauvages (utilisée pour nourrir les poissons d'élevage) par des protéines végétales ou des insectes. L'objectif est de briser le lien de dépendance entre la croissance de notre consommation et le prélèvement sur les écosystèmes marins, afin de préserver la capacité de régénération des stocks sauvages restants.

dimanche 25 juin 2023

Que boire avec… des groseilles natures ou en desserts ?

La groseille, à qui on reproche son acidité (©DR).


La groseille, avec ses petites billes translucides d'un rouge éclatant ou d'un blanc nacré, annonce fièrement l'arrivée de l'été. Ce petit fruit sauvage ou de jardin possède une identité forte, marquée par un jus abondant et une acidité vibrante, presque électrique, qui réveille instantanément les papilles. Souvent reléguée au rang de simple décoration, elle mérite pourtant une place de choix dans notre alimentation grâce à ses propriétés exceptionnelles et sa capacité à dynamiser les accords culinaires.


Les atouts nutritionnels précieux de la groseille


Malgré sa petite taille, la groseille est un véritable concentré de bienfaits pour la santé. Elle se distingue par une teneur en vitamine C exceptionnellement élevée, rivalisant sans complexe avec les agrumes pour stimuler le système immunitaire et lutter contre la fatigue. Elle est également gorgée de polyphénols et de flavonoïdes, de puissants antioxydants qui protègent les vaisseaux sanguins et affichent des propriétés anti-inflammatoires. Enfin, sa richesse en pectine (une fibre soluble) en fait une alliée remarquable pour la régulation du transit intestinal et l'assimilation des graisses, le tout avec un apport calorique dérisoire et une teneur en sucre parmi les plus basses du royaume des fruits.


Dompter l'aigreur de la groseille sans sucre : les astuces naturelles


La réputation d'aigreur de la groseille est bien réelle, mais il est tout à fait possible de la savourer sans l'asphyxier sous des tonnes de sucre blanc. La première astuce consiste à utiliser le pouvoir de la texture en associant la groseille à des aliments riches en matières grasses douces, comme une crème de coco, un yaourt grec bien gras ou du mascarpone. Le gras vient littéralement tapisser le palais et enrober les molécules acides, rendant la dégustation infiniment plus douce.

Une autre technique consiste à utiliser des épices chaudes et "douces" comme la cannelle, la vanille ou la cardamome : bien qu'elles ne contiennent aucun sucre, leurs effluves trompent le cerveau en lui suggérant une sensation de rondeur et de sucrosité. Enfin, vous pouvez associer la groseille à des fruits naturellement très doux et pauvres en acidité, comme la banane écrasée, la poire bien mûre ou la datte mixée, qui feront office de tampons naturels contre l'acidité. Nous abordons les qualités de ce fruit avant d'aborder son accompagnement en boissons…


Un vin blanc liquoreux très vif pour une tarte ou un crumble


Lorsque la groseille est cuite en tarte, en clafoutis ou sous un crumble croustillant, son acidité se concentre et exige une boisson capable de faire le dos rond tout en gardant de la fraîcheur. Un vin blanc liquoreux mais doté d'une tension minérale extrême est indispensable. Un Jurançon moelleux ou un Sauternes jeune se prêtent magnifiquement à cet exercice. Le sucre résiduel du vin vient contrebalancer l'aigreur du fruit cuit, tandis que l'acidité naturelle de ces grands vins blancs (notamment celle du cépage Gros Manseng) s'aligne sur celle de la groseille, évitant ainsi tout conflit en bouche et offrant une finale digeste et élégante.


Les bulles aériennes d'un Prosecco pour les groseilles fraîches


Déguster des groseilles fraîches, par exemple égrappées sur une verrine de fromage blanc ou de crème végétale, demande une boisson d'une grande légèreté pour ne pas saturer le palais. Un vin effervescent très fruité et subtilement doux, comme un Prosecco Extra-Dry ou un Moscato d'Asti, est idéal. Les bulles fines et la douceur naturelle de ces vins italiens apportent un confort immédiat face à la vivacité de la baie fraîche. Les notes de poire et de fleurs blanches du vin viennent envelopper le peps de la groseille, transformant l'acidité en une sensation de fraîcheur intensément désaltérante.


Une bière de blé de style Blanche ou une Berliner Weisse


Pour les amateurs de sensations fortes et d'accords contemporains, la groseille s'associe merveilleusement bien avec le monde de la brasserie. Une bière blanche de style belge (Witbier), avec ses notes d'écorce d'orange et de coriandre, apporte une douceur épicée qui civilise l'aigreur du fruit. Si vous servez un dessert crémeux à la groseille, vous pouvez tenter l'accord absolu avec une Berliner Weisse, une bière de blé allemande traditionnellement acide. Ce mariage de textures et d'acidités croisées vient littéralement couper le gras de la crème, nettoyant le palais à chaque gorgée de manière incroyablement dynamique.


Sans alcool : un thé blanc à la rose ou une eau de coco au basilic


Pour une alternative sans alcool qui respecte la délicatesse chromatique et gustative de la groseille, le choix de la boisson doit apporter de la douceur sans lourdeur. Un thé blanc délicat infusé aux boutons de rose est une option poétique et raffinée pour le goûter. La subtilité florale du thé blanc et l'absence de tanins agressifs laissent s'exprimer le fruit tout en calmant son ardeur. Pour une version estivale et ultra-fraîche, un grand verre d'eau de coco bien fraîche infusée avec quelques feuilles de basilic fera des merveilles. L'eau de coco, naturellement douce et riche en minéraux, apporte la rondeur nécessaire pour éteindre le feu acide de la groseille, tandis que le basilic insuffle une note poivrée très élégante.

samedi 10 juin 2023

COVID-19 : et l'alimentation des Français(es) confiné(e)s

La crise du Covid-19 et son effet sur nos habitudes (©DRWestend16/Gettyimages)


Le confinement lié à la crise de la Covid-19 a profondément bouleversé le quotidien des Français, transformant leur rapport à l'espace, au temps et à la consommation. Dans ce contexte inédit d'isolement forcé, l'alimentation a rapidement dépassé sa fonction première de simple subsistance pour devenir un pilier central de la vie quotidienne. Elle a agi à la fois comme un refuge psychologique, un vecteur de sociabilité retrouvée au sein du foyer, mais aussi comme un outil perçu de protection de la santé, révélant de profondes disparités sociales et comportementales à travers le pays.


Le quotidien des Français sous confinement entre anxiété et réinvention


L'instauration du premier confinement au printemps deux mille vingt a provoqué un choc psychologique et organisationnel sans précédent au sein de la population française. Privés de liberté de mouvement, confrontés à la fermeture des écoles et à la généralisation brutale du télétravail, les citoyens ont dû réinventer instantanément leurs routines dans des espaces parfois très restreints. Cette période a été marquée par une forte charge anxieuse liée à la peur de la maladie, à l'incertitude économique et à la perte des repères sociaux habituels, touchant particulièrement les personnes isolées et les familles logées dans des conditions précaires.

Pour combler le vide et tromper l'ennui, les Français se sont massivement tournés vers des activités domestiques, le foyer devenant le centre unique de toutes les activités humaines. Le temps libéré par l'absence de transports a été réinvesti dans la vie de famille, le partage de moments ludiques et le soin de soi. Cette parenthèse forcée a ainsi favorisé un retour à des valeurs jugées plus authentiques, de nombreux citoyens décrivant un sentiment paradoxal de ralentissement bénéfique du rythme de vie, en dépit du climat de crise sanitaire mondiale.


L'alimentation comme refuge et source de réconfort psychologique


Au cœur de cette vie confinée, la cuisine s'est imposée comme le passe-temps national par excellence et un véritable amortisseur émotionnel. Face à l'angoisse ambiante, les Français ont cherché du réconfort dans la préparation de plats faits maison, entraînant des ruptures de stock mémorables de farine, d'œufs et de levure dans les supermarchés. Le fait de cuisiner a offert une occupation structurante et gratifiante, permettant de reprendre le contrôle sur son quotidien alors que le monde extérieur semblait totalement imprévisible.

Cette tendance s'est fortement orientée vers la "comfort food", c'est-à-dire une alimentation doudou, riche et réconfortante, marquée par la confection de gâteaux, de pain et de plats traditionnels de l'enfance. Le repas est redevenu un rituel central de la structure familiale, un espace de discussion et de convivialité partagée qui rompait la monotonie des journées. Pour beaucoup, manger est devenu la principale source de plaisir accessible, ce qui s'est toutefois traduit par une prise de poids globale chez une large partie de la population, conséquence directe de la sédentarité et d'un grignotage de compensation.


La quête de protection sanitaire et d'immunité par l'assiette


Parallèlement au besoin de réconfort, l'alimentation a été investie d'une mission de protection face à la menace du virus. De nombreux Français ont modifié leurs choix de consommation dans l'espoir de renforcer leur système immunitaire et de mieux résister à l'infection. Cela s'est traduit par un intérêt accru pour les produits frais, les fruits et légumes riches en vitamines, ainsi que par une explosion des ventes de compléments alimentaires, de produits biologiques et de remèdes naturels perçus comme des boucliers de santé.

Cette prise de conscience a également accéléré une transition vers des circuits d'approvisionnement plus courts et locaux. Par solidarité avec le monde agricole et par peur de la promiscuité dans les grandes surfaces, les consommateurs se sont tournés vers les producteurs de leur région, les paniers de légumes et les commerces de proximité. Bien que l'alimentation n'ait pas eu de pouvoir curatif direct contre le virus, cette attention portée à la qualité nutritionnelle a donné aux individus le sentiment d'agir activement pour la préservation de leur capital santé.


Les limites de l'impact protecteur et les inégalités face à l'assiette


Si l'alimentation a permis de mieux vivre le confinement pour une partie de la population, cette réalité cache de profondes inégalités socio-économiques. Pour les ménages les plus modestes, la perte de revenus ou la suppression des cantines scolaires gratuites a transformé l'accès à la nourriture en un défi quotidien anxiogène, renforçant la précarité alimentaire. La possibilité de choisir des produits frais, biologiques ou de qualité supérieure est restée le privilège des classes moyennes et aisées, tandis que les populations défavorisées devaient souvent se replier sur des produits de première nécessité moins coûteux et nutritionnellement moins riches.

De plus, l'impact protecteur de l'alimentation a été largement contrebalancé par les effets négatifs de l'isolement sur la santé globale. L'augmentation de la consommation d'alcool, de produits ultra-transformés pour calmer le stress, associés à une baisse drastique de l'activité physique, ont parfois dégradé la santé métabolique des individus.


En conclusion


L'alimentation a été un outil d'adaptation précieux et un vecteur de mieux-être mental indiscutable pour traverser la crise, mais elle n'a pu effacer les fractures sociales ni remplacer les mesures de protection sanitaire indispensables.

jeudi 6 avril 2023

Sept aliments qui réduisent votre espérance de vie

La pizza n'est pas vraiment un de nos alliés "santé" (©DR).



On le sait, tous les aliments ne se valent pas ! Mieux. Certains prennet un malin plaisir à écourter le temps que nous avons chacun à passer sur la Terre. Voici ci-dessous la liste de nos trop chers ennemis !



Des chercheurs américains de l'Université du Michigan ont calculé combien de temps certains aliments (plus de 5000 tout de même!) - consommés lors de notre vie quotidienne - nous enlevaient comme instants de vie. Pour cela, ils ont eu l'approche suivante : celle d'évaluer le cycle de vie de chacun de ces aliments : leur production, leur transformation, leur fabrication, leur préparation et enfin leur consommation.
Voici quelques uns de leurs résultats. Le temps que certains d'entre eux soustraient à notre espérance de vie fait parfois froid dans le dos :


1. La viande transformée
Elle a bien mauvaise réputation, favorisant le surpoids, mais aussi le cholestérol ainsi que la plupart des maladies cardiovasculaires. Pourquoi ? Parce qu'elle est bien trop riche en sodium (en sel) et en acides gras saturés.

2. Les hot-dogs
Ces bons vieux "chiens chauds"  - vites avalés en bas des immeubles américains que l'on croise dans toutes les sériés US - nous feraient perdre… - incroyable - 36,3 minutes de vie.

3. Les sodas
Les sodas, on le savait déjà, ne sont pas très bons pour notre santé. Cette étude le confirme sans surprise : tous sont aussi à éviter. Ils nous feraient perdre presque un quart d'heure, avec pas moins de 12,4 minutes de vie.

4. Les burgers au fromage
Si bons soient-ils, ces burgers raccourcissent notre vie de tout de même 8,8 minutes.

5. Les pizzas
Il faut se méfier des apparences, qui sont trompeuses pour cet aliment. En réalité, à y regarder de plus près, chaque pizza raccourcirait l’espérance de vie humaine de … 7,8 minutes !

6. Le bacon
S’il accompagne idéalement vos oeufs, le bacon fait pourtant perdre 6,4 minutes de vie
saine.

7. Le cheddar
Quant à ce fromage, il réduirait notre espérance de vie de quelque 1,4 minute.

Bien sûr, aussi sûrement que certains aliments sont néfastes pour notre santé, d’autres augmentent notre capital de vie !

Les noix : en cas de petite faim, avalez une poignée de noix. Ce simple geste nous fait gagner 25 minutes de vie.

La tomate : celle-ci fait gagner 3,8 minutes de vie

L’avocat : celui-ci augmenterait le temps de vie de 2,8 minutes de vie

Le saumon cuit mais aussi la banane : ces deux aliments nous font tous deux gagner 13
minutes de vie

Le sandwich au beurre de cacahuètes et à la confiture : il  nous ferait gagner pas moins de… 33
minutes de vie !

vendredi 20 janvier 2023

Idée reçue : le lait entier contiendrait plus de calcium que les laits demi-écrémés et écrémés

Les laits et leur teneur en calcium (©DR).


L'idée reçue selon laquelle le lait entier contiendrait plus de calcium que le lait demi-écrémé ou écrémé est particulièrement répandue. Pourtant, d'un point de vue strictement nutritionnel, cette allégation est parfaitement exacte : la teneur en calcium reste quasiment identique quel que soit le taux de matière grasse de la brique de lait. L'écrémage est un procédé physique qui consiste simplement à retirer la crème, c'est-à-dire les lipides. Comme le calcium n'est pas soluble dans le gras mais se trouve dans la partie aqueuse du lait, liée aux protéines, retirer la matière grasse n'impacte en rien la quantité de ce précieux minéral.


En réalité, le lait écrémé contient même une fraction infime de calcium en plus pour cent grammes par rapport au lait entier, car la disparition du gras laisse proportionnellement plus de place aux autres composants.


Le calcium, un pilier fondamental pour l'organisme à tout âge


Prendre soin de son apport quotidien en calcium est une nécessité biologique qui dépasse de loin la simple croissance des enfants. Ce minéral est le plus abondant de notre corps, stocké à quatre-vingt-dix-neuf pour cent dans le squelette et les dents dont il assure la solidité et la densité tout au long de la vie. Au-delà de ce rôle de structure, le calcium joue un rôle crucial et invisible dans des fonctions vitales de premier ordre. Il est indispensable à la bonne contraction de tous nos muscles, y compris le cœur, participe activement à la transmission de l'influx nerveux et s'avère nécessaire au mécanisme de coagulation sanguine. Un apport insuffisant oblige l'organisme à puiser dans ses propres réserves osseuses pour maintenir un taux constant dans le sang, ce qui fragilise les os à long terme et augmente le risque d'ostéoporose.


Les alternatives végétales et marines pour diversifier ses apports


Bien que les produits laitiers soient historiquement mis en avant, ils sont loin d'avoir le monopole du calcium. La nature offre une multitude d'autres sources hautement nutritives vers lesquelles se tourner pour diversifier son assiette ou en cas d'intolérance au lactose. Les eaux minérales dites calciques constituent une source remarquable et sans calorie, où le calcium est souvent très bien assimilé par l'organisme. Du côté du règne végétal, les légumes feuilles vert foncé comme le brocoli, le chou frisé ou les épinards cachent de belles quantités de ce minéral. Les graines oléagineuses, en particulier les amandes et les graines de sésame, ainsi que les légumes secs comme les haricots blancs ou les pois chiches, s'avèrent également être d'excellents alliés au quotidien. Enfin, les petits poissons consommés avec leurs arêtes, à l'image des sardines en boîte, complètent idéalement cette liste de alternatives.