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| Attention au poids au kilo du lot ! |
mercredi 26 octobre 2011
Attention aux arnaques aux gros lots !
Le safran, très chère épice !
Oui, c'est le safran, cette curieuse épice venue du sous-continent indien dans les temps reculés et que nous avons adoptée sous nos latitudes. Une épice pas comme les autres qui - si l'on en rencontre une production non négligeable dans le Rouergue, mais aussi plus près de nous dans le Gâtinais au nord-ouest de la Bourgogne - a renoué en Quercy avec une tradition vieille du Moyen Âge (on en signale des plantations dans la région - en safranières - vers 1290).mercredi 19 octobre 2011
L’époisses, roi des fromages
Le roi, selon Brillat-SavarinL'époisses, une lente élaboration
Côté fraîcheur marketing, on repassera ! Le fromage est ensuite disposé en séchoirs, une étape nécessaire avant la fermentation qui a lieu dans une pièce obscure et fraîche. C'est au court de ce « cavage », situé dans un environnement compris entre 9 et 12°C, que certains ferments de la pâte vont agir et donner bientôt au fromage cette teinte rougeâtre si particulière. Autant dire que l'époisses n'est pas une production du lendemain, mais une lente élaboration, puisque les fromages que l'on trouve en ce mois d'octobre sur les étals n'ont ni plus ni moins été fabriqués avec du lait prélevé en juillet-août.
Pourtant protégé par une AOC obtenue de haute lutte en 1991, l'époisses connut une véritable crise sanitaire en février 1999 dont il ne se remit que difficilement. Preuve s'il en fallait que les trésors de nos terroirs sont fragiles...
Triste tambouille
L’intérêt porté à ce livre par la grande majorité de ses lecteurs n’a pas fait sauter le bouchon de champagne, mais plutôt fait « pschittt » de par chez nous. Comme le commente l’un d’entre eux sur un site d’achat en ligne sur Internet : « L'évocation des histoires de chaque protagoniste n'est qu'accessoire aux cours de cuisine dispensés. » On est d’accord, mais cela tient plus de la moitié des 250 pages du livre.Carte d’identité :
mercredi 12 octobre 2011
Tea time
De cette fiche, vous pouvez prendre des notes sur ce thé, retrouver la note que vous avez donné à ce thé, savoir combien de tasses vous pouvez encore savourer avant d’arriver à la fin du paquet si vous en avez précisé le grammage.L'application "Tea" sur Itunes au bout de ce lien
L’olive : Le cœur noir de la Crau
Certains n'hésitent pas à évoquer des décors dignes des plus belles îles grecques et ioniennes, la mer en moins, d'autres parlent du paradis sur Terre. Chacun, en tout cas, s'accorde à penser que les Alpilles, coincées entre la plaine de la petite Crau et la pays d'Arles n'ont pas semblable en France, renvoyant plutôt à des images de terres méditerranéennes, voire égéennes. Cette analogie flatteuse trouve ses origines dans la forte propension de cette région à dresser sur les pentes de son massif (25 km de long sur 7 à 8 de large) une végétation tout homérique: des alignements de vignes, des haies de cyprès, des bosquets de chênes et de genévriers, mais aussi et surtout, des vergers d'oliviers, symbole méditerranéen par excellence. On les compte ici pas centaines de milliers. La seule commune de Mouriès, aux portes sud du massif, entre les Baux et Eygalières, en compte à elle seule 80.000 ! Ce qui lui vaut le titre localement convoité de la première commune oléicole de l'Hexagone.A Mouriès, des olivades en novembre
mercredi 5 octobre 2011
Que boire avec… une choucroute ?
La choucroute garnie est le fleuron incontesté de la gastronomie hivernale et conviviale, un plat de partage où se mêlent l'acidité du chou fermenté et la richesse d’une charcuterie généreuse. Entre le lard fumé, les saucisses de Strasbourg craquantes, le jarret de porc et les pommes de terre fondantes, le palais fait face à une palette de textures denses et de saveurs salées. Pour escorter ce monument culinaire, le vin doit posséder une colonne vertébrale solide, capable de trancher dans le gras des viandes tout en dialoguant avec la vivacité du chou.
L’accord régional incontournable avec les grands blancs d’Alsace
Le mariage géographique reste la piste la plus sûre et la plus magistrale, car les vins d'Alsace sont littéralement nés pour répondre à la typicité de ce plat. Le riesling alsacien sec est le compagnon absolu de la choucroute : son acidité droite et sa minéralité agissent comme un véritable scalpel gastronomique, venant alléger la richesse des charcuteries et rafraîchir instantanément les papilles. Pour ceux qui recherchent un accord un peu plus enveloppant sans perdre de fraîcheur, un pinot gris d'Alsace, avec sa matière plus ample et ses notes de sous-bois et de fruits jaunes, offre une réplique charnue et très élégante à la puissance du jarret de porc.
La vivacité de la Loire pour bousculer la tradition
Si vous souhaitez sortir des sentiers battus tout en respectant l'équilibre du plat, les vignobles de la vallée de la Loire recèlent de magnifiques alternatives. Un vin blanc sec issu du cépage sauvignon, comme un sancerre ou un pouilly-fumé, apporte une tension saline et des arômes de pierre à fusil qui subliment le goût fumé du lard. De même, un vouvray sec ou un montlouis-sur-loire, élaborés à partir du cépage chenin, déploient une vivacité tranchante et une délicate pointe fruitée qui s'intègrent à merveille dans le sillage aromatique du chou fermenté.
L'audace d'un rouge léger pour les réfractaires au blanc
Bien que le chou puisse se montrer cruel avec les tanins du vin rouge, il est tout à fait possible de déboucher une bouteille de cette couleur en choisissant un profil bien précis. Il faut impérativement bannir les vins puissants ou élevés en fûts de chêne pour se tourner vers un vin rouge de soif, fluide et très fruité, doté d'une belle acidité. Un pinot noir d'Alsace, servi frais, ou un morgon du Beaujolais offrent des tanins soyeux et des notes de petits fruits rouges croquants qui accompagnent la charcuterie avec gourmandise sans jamais heurter l'acidité de la choucroute.
Nouveauté : « grand » et « premier » crus en val de Loire
On attendait la décision avec impatience en terre angevine, du côté de Rochefort-sur-Loire. Et puis, celle-ci est tombée, annoncée officiellement par le comité national de l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité) en cette fin septembre 2011 : la mention « grand cru » a été accordée à l’AOC angevine Quarts de chaume !
