mercredi 24 juillet 2013

Que boire avec… un clafoutis aux cerises ?

Elles sont souvent aussi rares que peu abordables… "Elles", ce sont les cerises. Si vous pouvez vous procurer 500 grammes de cerises, alors, optez pour un clafoutis. Nous vous donnons ici quelques pistes pour l'accompagner… avec ou sans bulles !


© Lacuisinedegalou.com

Le clafoutis aux cerises est un monument de la pâtisserie rustique française. Entre la texture crémeuse de son appareil à mi-chemin entre le flan et la crêpe, l'acidité juteuse des cerises et cette petite note d'amande si caractéristique (surtout si l'on garde les noyaux), le choix de la boisson doit sublimer le fruit sans saturer le palais en sucre.


Nos suggestions


Les bulles du cidre ou du poiré pour la fraîcheur : le compagnon idéal et le plus accessible du clafoutis reste sans conteste un cidre de caractère ou un poiré.


Un cidre brut ou demi-sec de Normandie ou de Bretagne, avec ses bulles fines et ses notes de pomme cuite, apporte une acidité bienvenue qui vient trancher la richesse de l'appareil à base d'œufs et de lait. Pour un accord encore plus subtil, le poiré (cidre de poire) offre une délicatesse florale et une fraîcheur aérienne qui soulignent magnifiquement le parfum des cerises noires sans jamais alourdir le dessert.


Les vins effervescents rosés pour un accord festif : pour jouer la carte de l'élégance et de la résonance aromatique, un vin effervescent rosé est une excellente option. Un Crémant d'Alsace rosé ou un Bugey-Cerdon (ce dernier étant légèrement doux et faible en alcool) développent des notes naturelles de petits fruits rouges. Leurs bulles joyeuses et leur fraîcheur fruitée entrent en parfaite symbiose avec la cerise, tandis que le côté vineux et rafraîchissant du crémant nettoie le palais après chaque bouchée de flan.


Un vin blanc moelleux mais dynamique pour la gourmandise : si vous tenez à servir un vin tranquille, il faut éviter les rouges, dont les tanins s'accordent mal avec la texture de l'œuf, et préférer un vin blanc moelleux qui possède une vibrante acidité. Un Coteaux-du-Layon ou un Jurançon moelleux à base de cépage Gros Manseng offrent le parfait équilibre. Ils apportent la sucrosité nécessaire pour accompagner le dessert, mais leur fraîcheur minérale et leurs notes de fruits exotiques ou de miel évitent l'effet écœurant, créant un dialogue riche avec la cerise cuite.


Une idée de boisson chaude


Un thé noir d'origine pour une pause sans alcool : pour une dégustation à l'heure du goûter, le choix du thé demande de la structure pour exister face au clafoutis. Un thé noir Ceylan ou un Darjeeling de dethième récolte (Summer Flush) s'imposent naturellement. Leurs notes boisées, légèrement fruitées et leurs tanins souples s'harmonisent avec la rondeur de la pâte. Si vous aimez les accords plus audacieux, un thé noir de type Lapsang Souchong, très légèrement fumé, peut créer un contraste saisissant et délicieux avec le sucré de la cerise, rappelant les desserts cuits au feu de bois.



mercredi 17 juillet 2013

Le « fait maison », un nouveau label…


Et un de plus !? Promouvoir le plat cuisiné sur place, à base de produits bruts. Tel est l’objectif du nouveau label « fait maison », créé ces dernières semaines par le gouvernement socialiste.
© DR.

Ils l’ont fait ! A l’heure où le gouvernement annonce plus de deux cents simplifications de la vie publique - comme l’allongement de validité de nos cartes d’identité - la création d’un nouveau label pour les restaurants français peut paraître quelque peut incongrue.
Si l’idée de promouvoir les restaurants qui font de la cuisine maison au dépens des restaurateurs peu scrupuleux qui se contentent de réchauffer des plats part d’un bon sentiment, était-ce vraiment la peine de marquer cette différence par un label, un de plus dans la jungle de nos enseignes et devantures alimentaires.

N’aurait-il pas été plus radical de donner à plus de 70 % (c’est le chiffre qui circule) des restaurateurs un délai « X » le temps de se mettre en conformité avec une législation qui aurait obligé à préciser sur les cartes des commerces de bouche les produits issus d’une décongélation ?
Cela aurait permis d’informer plus largement le consommateur et, à plus court terme, aurait fait travailler nombre d’imprimeurs, le temps d’imprimer de nouvelles cartes de restaurant…

dimanche 14 juillet 2013

Saine lecture pour l'été


Comme à l’accoutumée, « 60 millions de consommateurs » publie un hors série pour l’été. Cette année 2013, celui-ci est consacré à notre alimentation sous le titre « manger sain ».

60 millions de consommateurs, avec le soutien de l’Institut national de la consommation, a publié le 12 juillet dernier son 168e hors-série, un fascicule de 114 pages consacré à la qualité de notre alimentation. Sous le titre très évocateur de « manger sain », il évoque tour à tour les crises sanitaires, la jungle des signes et labels, le développement des circuits courts et des locavores, l’alternative bio et de nombreux conseils à l’attention du lecteur, urbain ou rural…
Tout au long des articles de cet opus, un constat s’impose : l’attention croissante portée par les consommateurs à la qualité de leur alimentation. La rédaction de la revue y apporte des réponses claires pour accroître celle-ci, une bonne nouvelle…
Alors, excellente lecture…

Un dernier mot : notre vigilance ne doit pas, en ces temps de vacances, se relâcher alors que cette saison est la plus propice aux arnaques, quelles qu’elles soient…