lundi 16 décembre 2024

Idée reçue : boire de l'eau fait maigrir

L'eau, indispensable pour nos organismes (©DR).




Boire de l'eau ferait maigrir ! Une affirmation que l'on retrouve dans d'innombrables méthodes de perte de poids. Cette croyance populaire repose sur l'image d'un corps qui se "nettoierait" ou d'une eau qui "brûlerait" les graisses par sa seule présence. Si l'eau est indiscutablement la seule boisson indispensable à la vie et à la santé, lui attribuer un pouvoir amincissant direct est un raccourci biologique. L'analyse de cette allégation demande une réelle nuance, car si l'eau ne fait pas maigrir en soi, elle s'avère être un levier indirect particulièrement efficace dans la gestion du poids.


Le leurre des calories négatives et de l'effet thermique


D'un point de vue purement énergétique, l'eau affiche un compteur de calories strictement égal à zéro. Boire de l'eau n'apporte donc aucune énergie à l'organisme, ce qui en fait la boisson idéale pour s'hydrater sans risquer de prendre du poids. Certains partisans du pouvoir amincissant de l'eau avancent que boire de l'eau très froide forcerait le corps à dépenser de l'énergie pour la réchauffer à la température corporelle de trente-sept degrés. Bien que ce phénomène de thermogenèse existe bel et bien, la dépense calorique qu'il engendre reste dérisoire et totalement insuffisante pour induire une perte de poids significative à elle seule. L'eau ne possède aucun composant actif capable de dissoudre ou de brûler les tissus adipeux stockés par le corps.


Le mécanisme de la satiété mécanique et la confusion avec la faim


Le premier effet indirect de l'eau sur la silhouette se situe au niveau de l'estomac et des signaux de satiété. Boire un grand verre d'eau avant ou pendant un repas remplit mécaniquement une partie de la cavité stomacale. Les récepteurs de tension de la paroi de l'estomac envoient alors un signal de plénitude au cerveau, ce qui peut naturellement conduire à réduire la taille des portions consommées au cours du repas. De plus, il arrive fréquemment que l'organisme confonde la sensation de soif avec celle de la faim. En s'hydratant régulièrement tout au long de la journée, on évite ces faux signaux qui poussent souvent vers des grignotages compulsifs alors que le corps réclamait simplement de l'eau.


Le remplacement des boissons sucrées, le véritable moteur de la perte de poids


L'impact le plus spectaculaire de l'eau sur le poids se mesure en réalité par ce qu'elle remplace. Dans nos modes de vie actuels, une part non négligeable des calories quotidiennes provient des boissons, qu'il s'agisse des sodas, des jus de fruits, des sirops ou des boissons alcoolisées. Choisir systématiquement l'eau à la place de ces boissons sucrées permet de créer un déficit calorique majeur sans même modifier le contenu solide de son assiette. C'est ce changement d'habitude qui désamorce l'apport massif de sucres rapides et engendre, par conséquent, une baisse de la masse grasse.


Le rôle crucial de l'hydratation dans l'activité métabolique


Enfin, une bonne hydratation est indispensable pour que le métabolisme fonctionne à son plein potentiel. Le corps humain est composé en majorité d'eau (60% ?), et la moindre déshydratation, même légère, ralentit l'ensemble des réactions chimiques cellulaires, y compris le processus de lipolyse qui permet de dégrader les graisses pour produire de l'énergie. De plus, un corps bien hydraté dispose de plus d'énergie pour accomplir une activité physique, ce qui favorise indirectement une plus grande dépense énergétique. L'eau n'est donc pas un remède miracle pour maigrir, mais elle constitue le socle indispensable sur lequel doivent reposer un rééquilibrage alimentaire et un mode de vie actif.

vendredi 22 novembre 2024

Thon : une contamination généralisée au mercure !

Une rumeur qui devient une vérité, incontournable ! (©DR).

L'enquête publiée par l'ONG Bloom le mois denrier a provoqué une onde de choc dans le secteur de l'agroalimentaire, révélant ce qu'elle qualifie de « scandale de santé publique ». Ce dossier met en lumière une contamination généralisée au mercure et dénonce une réglementation qu'elle juge taillée sur mesure pour les intérêts industriels plutôt que pour la sécurité des consommateurs. On fait le point.


L'enquête de l'ONG Bloom : le constat d'une contamination globale


Le rapport, intitulé « Du poison dans le poisson », repose sur l'analyse de 148 conserves de thon achetées dans cinq pays européens, dont la France. Les résultats sont sans appel : 100 % des boîtes testées contiennent du mercure. Plus inquiétant encore, l'ONG révèle que plus d'une boîte sur deux dépasse la teneur maximale en mercure la plus stricte fixée pour les autres espèces de poissons (soit 0,3 mg/kg). Pour le thon, une dérogation permet une limite trois fois plus élevée (1 mg/kg), un seuil que Bloom considère comme un « privilège politique » accordé au lobby thonier, alors que la toxicité du mercure ne dépend pas du poisson qui le contient.


Le mercure, un neurotoxique persistant


Le thon se situe au sommet de la chaîne alimentaire marine, ce qui signifie qu'il accumule le mercure présent dans les océans (issu notamment des activités industrielles) par le biais d'un processus de bio-accumulation. Le méthylmercure, sa forme la plus toxique, est un puissant neurotoxique capable de franchir la barrière hémato-encéphalique et placentaire. Une consommation régulière, même à des doses jugées conformes aux normes actuelles, présente des risques pour le développement cérébral des fœtus et des jeunes enfants, ainsi que pour les systèmes nerveux et immunitaire des adultes.


Les alternatives : diversifier pour se protéger


Pour réduire l'exposition au mercure tout en conservant les bénéfices des produits de la mer (comme les oméga-3), la meilleure stratégie est de privilégier les poissons situés plus bas dans la chaîne alimentaire (exemple avec les sardines). Les petits poissons gras comme les sardines, le maquereau et le hareng sont d'excellentes alternatives. Ils sont beaucoup moins contaminés car leur cycle de vie est plus court et leur régime alimentaire plus simple. En plus d'être plus sains, ils sont souvent plus riches en nutriments essentiels et leur pêche a généralement un impact environnemental moins lourd que celle du thon rouge ou de l'albacore.


Vers de nouveaux horizons culinaires


Au-delà des poissons alternatifs, de nombreuses options végétales permettent aujourd'hui de remplacer le thon dans les préparations classiques comme les sandwichs ou les salades. Le "vuna" (alternative à base de protéines végétales) ou les préparations maison à base de pois chiches écrasés, d'algues séchées (pour le goût marin) et de câpres rencontrent un succès croissant. Ces alternatives offrent une sécurité sanitaire totale vis-à-vis des métaux lourds tout en répondant aux enjeux de sur-pêche qui menacent les stocks mondiaux de thonidés.


Note importante : Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les conseils de santé publique officiels. Il est recommandé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants d'être particulièrement vigilants sur leur consommation de poissons prédateurs.

mardi 5 novembre 2024

Inflation : quand les prix explosent dans nos caddies !

L'inflation alimentaire, un sujet mondial (©DR).


Se pencher sur la réalité des chiffres de l'inflation permet de comprendre le véritable séisme qu'a connu le budget des ménages. Entre 2020 et 2024, l'inflation alimentaire a atteint des sommets historiques (avec un pic à près de 16 % au printemps 2023), redéfinissant profondément le contenu de nos assiettes. Ce sujet propose un état des lieux complet de cette hausse et de ses conséquences directes sur l'équilibre nutritionnel et les inégalités sociales.


L'explosion des prix : les produits du quotidien en première ligne


Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les produits de luxe qui ont le plus augmenté entre 2020 et 2024, mais bien les denrées de première nécessité et les matières premières agricoles de base. Poussés par l'explosion des coûts de l'énergie, des engrais, des emballages et par des tensions géopolitiques, certains rayons ont vu leurs étiquettes s'envoler de façon spectaculaire.

Le sucre a mené la danse avec des hausses frôlant ou dépassant parfois les 50 % selon les périodes. Les huiles végétales, les pâtes, la farine, le beurre et le lait ont tous subi des augmentations comprises entre 20 % et 40 %. Les produits dits « premiers prix » ou « marques de distributeurs » — vers lesquels se tournaient habituellement les ménages pour faire des économies — ont paradoxalement été ceux dont la hausse en pourcentage a été la plus violente, ne laissant aucune échappatoire budgétaire.


Manger équilibré : une équation devenue impossible à résoudre


Dans ce contexte, maintenir une alimentation saine, variée et conforme aux recommandations de santé publique (comme le Plan National Nutrition Santé) relève désormais de la performance financière. L'équilibre alimentaire repose traditionnellement sur la consommation de fruits et légumes frais, de poissons, de viandes maigres et de féculents complets. Or, ces produits frais et bruts ont été lourdement impactés par l'inflation.

Pour ne pas dépasser leur budget, une majorité de consommateurs a été contrainte d'opérer des arbitrages drastiques. On assiste à un report massif vers les calories « bon marché » mais de faible qualité nutritionnelle : féculents raffinés, produits ultra-transformés et plats préparés industriels, souvent riches en graisses saturées, en sel et en sucres cachés. La baisse de la part de produits frais dans le panier moyen rend la couverture des besoins en vitamines, minéraux et fibres beaucoup plus difficile pour le citoyen moyen.


Une pénalisation dramatique pour les populations les plus fragiles


Si la classe moyenne a dû modifier ses habitudes, les conséquences pour les populations les plus vulnérables (familles monoparentales, étudiants, retraités modestes, bénéficiaires des minima sociaux) sont d'une tout autre gravité. Pour ces ménages, l'alimentation sert de variable d'ajustement budgétaire principale, les autres dépenses (loyer, chauffage, électricité) étant totalement contraintes.

Le phénomène a provoqué une explosion de la précarité alimentaire. Les études du CREDOC et des associations caritatives montrent qu'un nombre croissant de personnes déclarent ne plus manger à leur faim ou être contraintes de sauter des repas régulièrement pour des raisons financières. De plus, la qualité des produits sacrifiés creuse un fossé sanitaire majeur : les pathologies liées à une mauvaise alimentation (obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires) touchent de manière disproportionnée les classes populaires, qui n'ont tout simplement plus les moyens d'acheter des aliments sains.


Conclusion : une fracture alimentaire et sociale durable


L'épisode inflationniste de la période 2020-2024 a agi comme un puissant révélateur et accélérateur des inégalités. Alors que le marketing agroalimentaire continue de valoriser des produits premiums (comme les gammes hyper-protéinées mentionnées plus tôt), une partie significative de la population est reléguée à une alimentation de survie. Ce décalage démontre que l'accès à une nourriture saine et équilibrée n'est plus seulement une question de choix ou d'éducation nutritionnelle, mais est redevenu un marqueur de privilege économique.


Note : lors de la lecture des articles consultés pour préparer ce sujet, nous avons été surpris de voir que la plupart des pays était concernée, des Etats-Unis à la Nouvelle-Zélande, en passant par l'Europe - on y consomme environ pour 160 € par semaine par foyer - mais aussi l'Australie, l'Inde… On l'oubli, mais il ne s'agit pas là d'un sujet franco-français…

mardi 22 octobre 2024

Œufs et cholestérol : on en est où ? On fait le point

© Kilito Chan/Getty Images.

Superaliment ou bombe à cholestérol ? Les œufs ont longtemps eu mauvaise presse ! Historiquement, les œufs ont d’abord été déconseillés aux personnes qui souffraient d’excès de cholestérol sanguin (cholestérol dit « LDL » ou « mauvais » cholestérol) et qui étaient, de ce fait, à risque accru de maladies cardiovasculaires (AVC, infarctus, artérite, angine de poitrine, etc.).



Pourquoi une opposition entre deux façons de consommer ? Dans les faits : la présence de cholestérol dans le jaune d’œuf (environ 240 mg par jaune) que l’o, accusait de contribuer au dépôt de plaques de cholestérol (athéromes) dans les vaisseaux sanguins. Où en est-on aujourd’hui, à l’heure où la grande distribution a du mal à suivre et les étals de nos supermachés à être vides !


Aujourd’hui, deux lectures des données scientifiques s’opposent. La plus ancienne que l’on a longtemps entendu qui préconisait de ne manger que deux œufs par… semaines ! Pourquoi ? Le jaune contient du cholestérol, dangereux pour le cœur. Autre son de cloches ? Plus récemment, on a entendu dire que l’on pouvait consommer des œufs jusqu’à deux par jours !

En réalité, aucune de ces visions n’a de base scientifique.



Les œufs augmentent-ils le risque de maladies cardio-vasculaires ?



Le marqueur important, c’est le taux de cholestérol dans le sang. Si les particules qui y transportent le cholestérol augmente nt dans le sang, le risque cardio-vasculaire, et notamment d’infarctus du myocarde, augmente avec elles. L’œuf est un aliment très riche en cholestérol. Mais nous ne sommes pas tous égaux et pour la moitié des gens, le cholestérol ingéré n’aura pas ou peu d’effet sur le taux de cholestérol sanguin. La nourriture qui accompagne cette consommation d’œufs compte aussi pour beaucoup dans les conséquences de notre alimentation en œufs.



Combien d’œufs par semaine ou par jour consommer ?



Il est aujourd’hui difficile de donner des chiffres. Le principal pour chacun d’entre nous étant en alimentation de nager de tout sans excès ! Ne pas hésiter à demander le conseil de son médecin généraliste qui adaptera votre alimentation à votre état général, si vous avez un taux de cholestérol important, il vous conseillera sans doute la modération. Si vous avez une bonne santé géniale, peut-être vous orientera-t-il vers une alimentation plus généreuse en ingestion d’œufs par jour ou par semaine… Une fois de plus, nous ne sommes pas tous égaux devant notre santé, selon notre sexe et notre âge. Une seule certitude, l’œuf a moins mauvaise presse qu’il y a encore quelques décennies, que les populations en consomment plus parce que moins chères que la viande… Mais le bon sens doit prévaloir, et pour cela, faîtes le point avec votre médecin avant de prendre de trop grades libertés ! A bon entendeur…

lundi 16 septembre 2024

Crise de la listériose au Danemark : dix ans déjà

La listériose, retour sur une crise sanitaire (©DR).



La crise de la listériose au Danemark en 2014 est l'un des épisodes de sécurité alimentaire les plus marquants de la décennie en Europe, principalement en raison de la source très précise de la contamination et de la vulnérabilité des victimes. Ci-dessous les points clés pour comprendre cet événement qui a déjà dix ans.


L'origine : le "Rullepølse"


La contamination provenait d'une charcuterie traditionnelle danoise appelée rullepølse (une sorte de flanchet de porc roulé aux herbes).

  • Le producteur : l'entreprise spécialisée Jørn A. Rullepølser, située à Hedehusene, près de Copenhague.

  • La bactérie : Listeria monocytogenes. Contrairement à beaucoup d'autres bactéries, la Listeria a la particularité de pouvoir se multiplier même dans des environnements réfrigérés.


Bilan humain et chronologie


Le bilan a été particulièrement lourd car la bactérie a touché des personnes déjà fragilisées.

  • Victimes : on a dénombré 41 cas confirmés, dont 17 décès (le chiffre a été revu légèrement à la hausse par rapport aux premières estimations de 15 morts comptabilisés à l'issue de la crise sanitaire).

  • Profil des patients : la majorité des victimes étaient des personnes âgées, des patients hospitalisés ou des individus dont le système immunitaire était affaibli par d'autres pathologies.

  • Période : bien que l'alerte majeure ait eu lieu durant l'été 2014, les analyses ont montré que certains cas isolés remontaient à septembre 2013.


La gestion de la crise


Le scandale a provoqué une vive polémique au Danemark sur la rapidité d'intervention des autorités sanitaires :

  • Fermeture de l'usine : dès que le lien a été établi par l'institut de veille sanitaire (Statens Serum Institut), l'usine a été fermée en août 2014 et tous les produits ont été rappelés.

  • Failles de contrôle : l'enquête a révélé que l'entreprise avait déjà eu des problèmes d'hygiène signalés lors d'inspections précédentes, ce qui a déclenché un débat national sur l'efficacité des contrôles vétérinaires et alimentaires de l'État.


En quoi est-ce un cas d'école ?


Cette crise est souvent citée pour deux raisons majeures :

  1. Le séquençage du génome (WGS) : c'est l'une des premières fois que les autorités ont utilisé massivement le séquençage complet du génome pour prouver de manière indiscutable que la souche retrouvée chez les patients était identique à celle de la machine à découper de l'usine.

  2. La "bactérie des hôpitaux" : comme le rullepølse était bon marché et facile à servir, il était présent dans les menus de nombreux hôpitaux et maisons de retraite, expliquant pourquoi le taux de mortalité a atteint près de 40% des personnes infectées.


Conséquences de cette crise


Cette affaire a conduit à un durcissement des protocoles de nettoyage industriel dans toute la Scandinavie et à une surveillance accrue des produits "prêts à consommer" qui ne subissent pas de cuisson avant ingestion.

lundi 12 août 2024

Les myrtilles : un super-aliment qui prend soin de nous !

la myrtille, un super-aliment (©DR).


La myrtille est souvent surnommée la "perle bleue" de la nutrition, et ce n'est pas pour rien. Ce petit fruit doit sa couleur profonde à des pigments appelés anthocyanines. Ce sont ces molécules qui font tout le travail de protection pour votre corps. Comment agissent-elles concrètement sur vos deux organes vitaux ?


Un "garde du corps" contre le déclin


Le cerveau est très sensible au stress oxydatif (une sorte de "rouille" des cellules). Les antioxydants de la myrtille agissent sur plusieurs fronts :

  • Amélioration de la communication : les composés de la myrtille facilitent le passage des messages entre les neurones. C'est comme si elles nettoyaient les câbles d'un réseau internet pour que l'information circule plus vite.

  • Mémoire et apprentissage : des études ont montré que la consommation de myrtilles stimule la zone du cerveau responsable de la mémoire (l'hippocampe).

  • Protection à long terme : en luttant contre l'inflammation, elles pourraient retarder le vieillissement cérébral et les troubles de la mémoire liés à l'âge.

Exemple concret : des tests ont montré que des personnes âgées ayant consommé du jus de myrtille sauvage quotidiennement réussissaient mieux des tests de rappel de liste de mots que celles qui n'en prenaient pas.


De la souplesse pour nos artères


Le cœur ne travaille jamais seul, il dépend de l'état de vos "tuyaux" (les vaisseaux sanguins).

  • Effet "anti-pression" : les anthocyanines aident les vaisseaux sanguins à se détendre. Des artères plus souples permettent au sang de circuler plus facilement, ce qui aide à maintenir une tension artérielle saine.

  • Gestion du cholestérol : les antioxydants empêchent le "mauvais" cholestérol (LDL) de s'oxyder. Un cholestérol oxydé est beaucoup plus dangereux car il a tendance à s'accrocher aux parois des artères pour former des plaques.

  • Fluidité sanguine : elles contribuent à ce que le sang soit moins "collant", réduisant ainsi le risque de formation de petits caillots.

Exemple concret : manger une tasse de myrtilles par jour (environ 150 g) est associé à une amélioration de la fonction endothéliale (la capacité de vos vaisseaux à se dilater).


Comment les consommer pour en profiter vraiment ?


Pour que ces bénéfices soient réels, voici quelques conseils pratiques :

  • La régularité plutôt que la quantité : Il vaut mieux manger une petite poignée de myrtilles tous les jours plutôt qu'un kilo une fois par mois.

  • Fraîches ou surgelées ? Bonne nouvelle : les myrtilles surgelées conservent très bien leurs antioxydants. Vous pouvez donc en profiter toute l'année dans vos yaourts ou vos céréales.

  • Attention à la cuisson : la chaleur intense peut détruire une partie des vitamines. Privilégiez les fruits crus plutôt que dans des muffins cuits à haute température.

  • Myrtilles sauvages vs cultivées : les petites myrtilles sauvages sont souvent encore plus concentrées en antioxydants que les grosses myrtilles de culture, car elles ont dû développer plus de défenses pour survivre dans la nature.


Le petit rappel "équilibre"


Même si la myrtille est exceptionnelle, elle ne remplace pas une alimentation variée. C'est l'association de ces baies avec d'autres aliments sains (comme les noix pour le cerveau ou le poisson gras pour le cœur) qui crée un véritable bouclier pour votre santé.


Note importante : ces informations ci-dessus sont basées sur des études nutritionnelles globales. Si vous suivez un traitement médical spécifique (notamment des anticoagulants), demandez toujours conseil à votre médecin.

vendredi 9 août 2024

Ces produits qui font significativement baisser votre cholestérol

© DR.

Ils auraient la capacité de réduire significativement votre taux de cholestérol. Eux, ce sont les trois produits énoncés ci-dessous à consommer sans trop de modération pour faire chuter votre cholestérol, on vous explique.


Trois aliments seraient à intégrer dans vos listes de courses pour prendre soin de votre santé cardiaque et intestinale, selon un médecin anglais. Un certain docteur Megan Rossi du King’s College de Londres, connue sur les réseaux sociaux, recommande de consommer régulièrement ces trois substances ci-dessous. Et ceci, afin de contribuer à faire baisser votre cholestérol dans votre corps, et ceci si vous avez déjà des soucis, ou de façon purement préventive.


Les haricots


Des légumes, pour commencer : les haricots, riches en fibres et en protéines végétales, ils  seraient particulièrement recommandés  afin de réduire le cholestérol. Et le médecin Rossi d’expliquer que les fibres solubles se lient au cholestérol dans le tube digestif et aident à éliminer pour partie votre problème. Il évoque une  consommation quotidienne de 130 g à 150 g de haricots capables de réduire le mauvais cholestérol (LDL) de 5 à 10 % en moyenne ! Et de recommander d’intégrer régulièrement des haricots dans son alimentation, sous forme de salades de légumineuses, de soupes de haricots et lentilles ou de plats mijotés… Autant de pistes qui pourraient  contribuer à améliorer grandement votre microbiote intestinal.


L’avoine


Une céréale, maintenant, l’avoine. Selon le docteur Rossi, celle-ci aurait largement sa

place dans nos menus. Et serait par ailleurs souvent recommandée pour réduire le mauvais

cholestérol. Une explication relativement simple pour expliquer sa présence dans cette article : cette avoine serait riche en bêta-glucanes, des fibres particulièrement solubles et qui auraient la propriété de se lier au cholestérol dans votre intestin et ces afin d’empêcher son absorption par votre organisme.


Le kiwi


Le kiwi, enfin, déjà très largement recommandé pour ses richesses en vitamine C, bien sûr.

Mais ce n’est pas le seule de ses atouts : il est aussi un véritable régulateur du transit, souvent recommandé en fin de repas le soir, avec une forte teneur en fibres. Un kiwi moyen apporterait de 2 à 3 g de fibres, celles-ci ralentiraient également l’absorption du cholestérol. On recommande d’en consommer plusieurs par jour, de trois à quatre, idéalement pendant la saison (l’été en France, pour ne pas les faire venir du bout du monde).

mardi 6 août 2024

Riz : naturellement contaminé à l'arsenic !

Tous les riz sont naturellement contaminés à l'arsenic (©DR).


Le saviez-vous ? L'arsenic est un élément chimique naturellement présent dans la croûte terrestre qui se diffuse dans les sols et les nappes phréatiques. La plante de riz présente une vulnérabilité particulière en raison de son mode de culture traditionnel qui nécessite l'inondation des champs. 


Le mécanisme de la contamination du riz par l'arsenic


L'immersion prolongée du sol favorise des réactions chimiques dans celui-ci qui libèrent l'arsenic inorganique, la forme la plus toxique de ce métalloïde, permettant ainsi aux racines du riz de l'absorber beaucoup plus facilement que les autres céréales.

Il est important de préciser que l'arsenic se concentre principalement dans les enveloppes externes du grain. Par conséquent, le riz complet ou brun affiche des taux d'arsenic généralement supérieurs à ceux du riz blanc, dont l'écorce a été polie. De plus, l'agriculture biologique ne permet pas de contourner ce problème, car elle protège des pesticides de synthèse mais ne peut influer sur la composition géologique naturelle des sols et de l'eau d'irrigation.


L'évolution de la situation sanitaire et réglementaire récente


La surveillance de cette substance s'est considérablement durcie au cours de ces dernières années. L'Union européenne a appliqué une nouvelle réglementation au printemps 2023 en abaissant les teneurs maximales d'arsenic autorisées dans le riz blanc et en renforçant les critères pour les produits dérivés comme les galettes ou les farines de riz. Cette décision ciblait en priorité la protection des nourrissons et des jeunes enfants, qui sont proportionnellement les plus exposés.

Au début de cette année, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (l'EFSA) a confirmé par un rapport scientifique que l'exposition chronique à l'arsenic inorganique via l'alimentation restait une préoccupation majeure de santé publique. L'institution a rappelé les risques de cancérogénicité à long terme pour la peau, la vessie et les poumons. Les autorités sanitaires ne préconisent pas pour autant l'arrêt de la consommation de riz, mais insistent sur la nécessité de varier les sources de féculents, en particulier pour les personnes suivant un régime strict sans gluten.


Les méthodes de préparation culinaire pour réduire les risques


Le consommateur dispose de leviers d'action simples directement dans sa cuisine pour diminuer la teneur en arsenic du riz avant sa consommation. Un premier réflexe consiste à laver le riz à grande eau courante afin d'éliminer les résidus superficiels. La méthode de cuisson traditionnelle par absorption totale est à éviter au profit d'une cuisson à grande eau, similaire à celle des pâtes, avec un ratio de six volumes d'eau pour un volume de riz, ce qui permet de rejeter une partie de l'arsenic dans l'eau d'égouttage.

Une technique encore plus performante, mise en avant par la recherche récente, consiste à précuire le riz dans de l'eau bouillante pendant cinq minutes avant de jeter cette première eau de cuisson chargée en arsenic. Il suffit ensuite de poursuivre la cuisson du riz dans une nouvelle eau propre jusqu'à absorption complète. Ce procédé permet de débarrasser le grain d'une immense partie de sa charge toxique tout en préservant au maximum ses qualités nutritionnelles et sa texture.


Les alternatives nutritionnelles pour diversifier l'alimentation


Pour réduire efficacement l'exposition globale à l'arsenic, la diversification des féculents reste la stratégie idéale. Le quinoa et le sarrasin s'imposent comme des substituts de premier choix car ils sont naturellement sans gluten, riches en protéines complètes et n'absorbent que très peu les composants du sol. Le millet constitue également une excellente option pour remplacer le riz pilaf grâce à sa texture légère et sa richesse en magnésium.

Les consommateurs peuvent également se tourner vers des céréales contenant du gluten mais riches en fibres lentes, telles que l'orge perlé ou le grand épeautre, qui se prêtent particulièrement bien à la préparation de plats crémeux similaires aux risottos. Enfin, pour une alternative encore plus légère et végétale, la semoule de chou-fleur, obtenue en mixant brièvement le légume cru avant de le sauter à la poêle, offre une illusion visuelle et texturale parfaite tout en enrichissant l'apport en vitamines.

mardi 4 juin 2024

Pesticides et eau : nouveau sujets d'angoisse des Français(es)

Les pesticides, un sujet angoissant pour la population (©Fotokostic/Shutterstock)


Votre blog "Just do eat" n'aborde pas que les sujets propres à votre assiette, il aborde aussi l'évolution des préoccupations, les tendances. La perception des risques liés aux produits phytosanitaires a profondément muté au cours des deux dernières décennies, s’installant durablement au sommet des préoccupations environnementales et sanitaires des Français. 


Une préoccupation sociétale majeure et ancrée


Les vagues successives de sondages démontrent que cette inquiétude n'est plus un phénomène marginal mais une opinion solidement partagée par la majorité de la population. Dès 2011, la publication des premières enquêtes d'envergure sur la sensibilité environnementale montrait déjà que l'usage des pesticides était jugé préoccupant par une large majorité de citoyens. Cette tendance s'est accélérée à partir de 2015, année où le Centre international de recherche sur le cancer a classé le glyphosate comme cancérogène probable, agissant comme un véritable déclencheur dans l'opinion publique.

Dans les vagues annuelles du Baromètre de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire publiées entre 2020 et 2023, près de huit Français sur dix se déclaraient systématiquement préoccupés par les conséquences de ces substances, un niveau d'anxiété collective qui égale ou dépasse désormais la peur des accidents industriels majeurs.


La santé et l'eau au cœur des crispations


L'évolution de cette peur se caractérise par un déplacement du curseur d'une sensibilité purement écologique vers une inquiétude sanitaire et domestique très concrète, alimentée par des crises d'actualité répétées. En 2019, la publication de l'enquête Eurobaromètre de la Commission européenne a mis en lumière une spécificité nationale forte : 51% des Français exprimaient une inquiétude ciblée sur les résidus de pesticides présents dans les aliments, contre une moyenne européenne de seulement 39%.

Cette angoisse a trouvé un écho puissant sur le terrain sanitaire en 2021, lorsque l'Inserm a publié une mise à jour de son expertise collective confirmant les liens présumés entre l'exposition aux pesticides et le développement de plusieurs maladies chroniques. Par la suite, les révélations médiatiques du printemps 2023 concernant la présence généralisée de résidus de métabolites de fongicides dans l'eau potable ont déplacé la menace de l'assiette vers le robinet, renforçant le sentiment d'une contamination environnementale globale et subie au quotidien.


Arbitrages économiques et clivages politiques récents


Malgré l’intensité de cette crainte, les enquêtes les plus récentes révèlent une tension inédite entre les aspirations de protection et les réalités économiques du pouvoir d'achat. Un sondage de l'Ifop mené fin 2023 révélait que si 80% des Français restaient favorables à une interdiction progressive des molécules les plus controversées, cette adhésion se heurtait au mur de l'inflation.

Les données de consommation de 2024 confirme ce paradoxe : pour la première fois, la peur des pesticides s'efface dans les actes d'achat réels, le marché des produits biologiques reculant au profit des produits d'entrée de gamme. La perception du risque est ainsi entrée dans une phase de maturité complexe, où le rejet de la chimie de synthèse se confronte directement aux réalités budgétaires de nous tous.

samedi 18 mai 2024

Produits hyperprotéinés : un vrai effet marketing !

Des produits vraiments intéressants ? (©DR).



Depuis une dizaine d'années, on constate une - presque - explosion des produits hyperprotéinés dans nos supermarchés. Mais à qui se destinent ces produits, quels sont leurs intérêts et sont-ils intéressants financièrement par rapport à leurs apports réels au niveau nutritionnel ? Des yaourts aux snacks, en passant par les bowls préparés, le marketing s'en donne à cœur joie.
Nous vous proposons ci-dessous une analyse sans concession de cette tendance, structurée pour décrypter pourquoi ces produits s'apparentent souvent, en effet, à un joli miroir aux alouettes (ou un "attrape-nigauds") pour le portefeuille ?


Chronologie sommaire du phénomène


Les années 2012-2015 marquent l'essor d'Instagram et de la culture " Fitspo" qui normalise la fréquentation des salles de sport et le culte du corps tonique chez les jeunes adultes. La protéine n'est plus seulement pour les "bodybuilders", elle devient un symbole de style de vie sain.

C'est autour des années 2015-2016 en Europe que l'on voit apparaître le Skyr islandais ou le Kvarg suédois dans les rayons frais traditionnels. Ces produits laitiers naturellement denses en protéines servent de passerelle idéale pour les industriels, qui constatent que le consommateur est prêt à payer plus cher pour cette promesse nutritionnelle.

Depuis le début de ces années 2020, ce ne sont plus seulement les yaourts qui sont visés. Depuis le début des années 2020, la mention "High Protein" ou "Pro" s'est étendue aux puddings, glaces, pizzas, chips, pains, pâtes tartiner et boissons lactées aromatisées. Les emballages adoptent des codes graphiques standardisés (fonds noirs ou mats, polices épaisses, affichage brut du nombre de grammes de protéines).


Le mirage marketing de la mention "hyper-protéiné"


Le premier piège réside dans l'effet de halo créé par les emballages. En affichant fièrement "20g de protéines" en lettres capitales, les industriels surfent sur la diabolisation des glucides et la glorification des protéines, associées dans l'inconscient collectif à la minceur, à la musculation et à la pleine santé. Pourtant, derrière cette promesse, la réalité nutritionnelle est souvent bien plus banale. Pour atteindre ces taux, les recettes sont enrichies artificiellement avec des isolats de protéines de lait (caséine, whey) ou de soja. Ce traitement industriel dénature la matrice originelle de l'aliment, transformant un produit simple en un aliment ultra-transformé qui perd une grande partie de l'intérêt de ses nutriments d'origine.


Un coût exorbitant pour une valeur réelle dérisoire


D'un point de vue purement financier, le positionnement de ces produits frôle l'aberration. Un yaourt ou un pudding estampillé "High Protein" est fréquemment vendu deux à trois fois plus cher au kilo que son équivalent classique, alors que le coût de la matière première ajoutée (la poudre de protéine industrielle) est dérisoire pour le fabricant. Le consommateur paie ici une "taxe marketing" très élevée ! Plus flagrant encore : si l'on calcule le prix au gramme de protéine, ces aliments de supermarché s'avèrent bien souvent moins rentables que les sources de protéines traditionnelles, et ce, sans apporter les autres nutriments essentiels (vitamines, minéraux, bons lipides) que l'on trouve dans une alimentation brute normale.


Des apports nutritionnels au faible intérêt pour le grand public


La question fondamentale reste : avons-nous réellement besoin de ces surplus ? La réponse de la science nutritionnelle est globalement négative pour la population générale. Dans les pays occidentaux, notre alimentation quotidienne couvre déjà — et dépasse même souvent — nos besoins nutritionnels conseillés en protéines. Sauf cas spécifiques (athlètes de haut niveau, personnes âgées dénutries ou pathologies particulières), le corps n'a que faire de cet excès. Les protéines consommées en trop ne se transforment pas magiquement en muscle : elles sont simplement éliminées par les reins sous forme d'urée ou, si le bilan calorique global est positif, stockées... sous forme de graisse.


L'alternative économique et naturelle : le retour aux vrais aliments


Face à ce marketing agressif, la critique la plus constructive consiste à rappeler que la nature fait déjà très bien les choses, et pour beaucoup moins cher ! Les œufs, les produits laitiers classiques (comme le fromage blanc traditionnel ou le véritable Skyr non marketé), les légumineuses (lentilles, pois chiches), le thon en boîte ou les oléagineux sont des bombes protéinées naturelles. Non seulement ils sont plus économiques, mais ils apportent une synergie de nutriments que les produits ultra-transformés ne pourront jamais imiter.


Notre conclusion, sans appel


En somme, qualifier ces gammes d'attrape-nigauds n'est pas exagéré : ils répondent à un besoin largement créé par la publicité pour justifier des marges confortables, plutôt qu'à une nécessité nutritionnelle réelle.

jeudi 9 mai 2024

Arômes de fumées artificiels : l'Europe dit stop à la majorité !

Chips, poissons, sauces, fromages… concernés (DR).


Le feuilleton réglementaire entourant les arômes de fumée en Europe a pris un tournant décisif suite à une évaluation approfondie de l'Autorité européenne de sécurité des aliments, l'EFSA. L'organisme scientifique a mis en évidence des préoccupations sérieuses concernant la génotoxicité de dix produits primaires d'arômes de fumée, désignés sous les codes SF-001 à SF-010. A leur majorité, les Etats membres se sont prononcer pour le retrait de huit de ces arômes de fumée. 


Face au risque de dommages potentiels sur le matériel génétique humain, le 25 avril dernier, la Commission européenne a tranché en validant le non-renouvellement de l'autorisation de ces substances à travers le règlement d'exécution 2024/2067. Cette décision historique signe la disparition progressive de la fumée liquide artificielle telle qu'on la connaissait dans nos assiettes.


Une délai pour écouler les stocks existants


Pour éviter une rupture brutale des chaînes de production, l'Union européenne a instauré un calendrier de transition progressif qui pousse aujourd'hui les industriels dans leurs derniers retranchements. La première échéance cruciale est fixée au 1er juillet 2026. À cette date, les arômes incriminés seront définitivement interdits dans toutes les catégories de produits où ils sont ajoutés uniquement pour le goût. Sont directement impactés les chips, les biscuits apéritifs, les sauces, les soupes prêtes à l'emploi et les mélanges d'épices. Les stocks de produits fabriqués avant cette date butoir pourront s'écouler jusqu'à leur date de durabilité minimale, mais aucune nouvelle production non conforme ne sera tolérée après l'été.


Des exceptions pour certains produits


Les produits alimentaires qui reposent traditionnellement sur le processus de fumage pour des raisons de conservation ou de texture bénéficient quant à eux d'un sursis un peu plus long. Pour la viande, la charcuterie, le fromage, les poissons transformés ou encore les œufs de poisson, la date limite d'utilisation est reportée au 1er juillet 2029. Ce délai supplémentaire de trois ans reconnaît la complexité technique liée au remplacement de ces arômes, qui jouent parfois un rôle fonctionnel au-delà de la simple signature aromatique.


L'agro-alimentaire forcé à trouver rapidement des alternatives


Face à cette transition forcée, les départements de recherche et développement de l'agroalimentaire sont engagés dans une véritable course contre la montre. Remplacer un arôme de fumée primaire ne se résume pas à une simple substitution d'ingrédient, car cela modifie l'équilibre global de la recette, l'intensité des saveurs et parfois les processus industriels de fabrication. Les aromaticiens et les fournisseurs d'ingrédients se mobilisent pour proposer de nouvelles solutions alternatives conformes, comme des arômes naturels de type fumé exempts des composés interdits, ou le recours à des méthodes de fumage traditionnel optimisées pour garantir la sécurité des consommateurs tout en préservant le profil organoleptique des produits.

mardi 16 avril 2024

La liste des fruits et légumes les plus traités… et les autres, pour 2024

Et eux, mangeraient-ils leur production avec ce qu'ils pulvérisent ? (© DR).



On ne dira jamais assez que les fruits et légumes - avec toute leur richesses en antioxydants nos, cibles et autres vitamines - sont excellents pour notre corps, et donc, pour notre santé. Mais ils sont aussi et de plus en plus traités avec des produits qui - eux - ne le sont pas du tout ! Cet article afin de faire le point en ce début d’année des fruits et légumes fréquentables ou non !


Notre source ? L'Environmental Working Group (EWG) - un groupe indépendant américain, basé à Washington - qui publie tous les ans la liste des fruits et légumes les plus pollués par les producteurs, quels qu’ils soient.

Leurs données sont basées sur des tests réalisés par le Département de

l'Agriculture des États-Unis (USDA) et de la FDA, la Food and Drug

Administration, équivalent de la Haute autorité de santé (HAS) en France.

Dans son rapport accessible sur son site (voir en bas de page), l'EWG rappelle que les pesticides sont toujours présents (malgré tous les efforts produits pour laver nos aliments) après lavage des fruits et légumes que nous voulons consommer. Pire ! Ces traitements peuvent être sources de problèmes de santé pour nous tous, quelque soit notre âge.


Les fruits et les légumes les plus traités :

Voici donc le classement de ce que l’organisme américain appelle ses "12 sales" - ses douze dirty infréquentables - pour l'année 2024 :

  • les fraises,
  • les épinards,
  • les choux frisés, choux verts et feuilles de moutardes,
  • les nectarines,
  • les pommes,
  • le raisin,
  • les poivrons et le piment,
  • les cerises,
  • les pêches,
  • les poires,
  • le céleri,
  • les tomates.
Mais, voici aussi la liste des fruits et légumes les moins traités, les "Clean fifteen", les quinze propres de la liste de l'EWG, merci à eux :
  • l’avocat,
  • le maïs doux,
  • les oignons,
  • la papaye,
  • les petits pois (surgelés),
  • les asperges,
  • les melons honeydew (ou miel),
  • les kiwis,
  • les choux,
  • les champignons,
  • les melons Cantaloup,
  • les mangues,
  • les pastèques,
  • Et enfin, les patates douces.