mardi 20 novembre 2018

Pesticides : des cartes à dévorer riches d'enseignements

L'association Génération futures publie ce mardi des cartes sur l'achat et l'usage des pesticides et autres perturbateurs endocriniens.



Ce matin, la presse en ligne en fait ses choux gras : l'association écologiste Générations futures révèle la répartition par départements des ventes des pesticides dans l'Hexagone.
Pour ce faire, l'association s'est basée sur les données produites par le ministère de l'Environnement et la Banque nationale de ventes des distributeurs, qui recense les déclarations annuelles des fournisseurs de pesticides en France.
Exemple de carte. Ici, des kg de pesticides déversés.

Un gros travail de traitements : plus de 770 000 lignes de données auraient été analysées pour donner ces cartes.

Parcourez les cartes ci-dessous et promena votre curseur sur les départements pour obtenir des informations (notamment les pesticides les plus répandus par département).



Ou téléchargez en pdf le dossier de presse par ce lien.

vendredi 9 novembre 2018

Que boire avec… des quenelles de brochet sauce nantua ?

Qui dit poisson dit blanc, non ? (©DR).




Les quenelles de brochet à la sauce Nantua sont l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la gastronomie lyonnaise. Ce plat de fête et de tradition se caractérise par une double texture d'une infinie délicatesse : le moelleux aérien et soufflé de la quenelle de poisson blanc, et l'onctuosité nappante de la sauce Nantua, une sauce hautement aromatique réalisée à partir d'une béchamel ou d'une crème liée à un beurre d'écrevisses intenses. Cet équilibre entre la légèreté vaporeuse de la quenelle et la richesse crémeuse, saline et corsée de la sauce aux crustacés exige des boissons dotées d'une belle étoffe et d'une fraîcheur éclatante pour escorter le plat sans jamais saturer les papilles.


Un grand vin blanc de Bourgogne


Pour faire face à la noblesse et à la crémosité de la sauce Nantua, un grand vin blanc sec de Bourgogne issu du cépage Chardonnay est le partenaire le plus magistral qui soit. Un Meursault, un Puligny-Montrachet ou un Chassagne-Montrachet font des merveilles absolues. Ces vins déploient une matière charnue, presque grasse, avec des notes de beurre frais, de noisette grillée et de brioche chaude qui s'alignent parfaitement sur la texture de la béchamel et du beurre d'écrevisses. Parallèlement, leur immense tension minérale et leur acidité d'une grande pureté viennent trancher dans la richesse du plat, apportant une finale aérienne et digeste.


Un blanc de la Vallée du Rhône pour la carte régionale


Si vous souhaitez rester dans un registre géographique proche de Lyon tout en privilégiant la rondeur aromatique, les grands vins blancs du Nord de la Vallée du Rhône offrent une alternative somptueuse. Un Condrieu (100 % Viognier) ou un Saint-Joseph blanc (cépages Roussanne et Marsanne) apportent une réponse idéale. La Marsanne et la Roussanne développent des arômes de cire d'abeille, d'abricot et de fruits secs, avec une texture enveloppante qui caresse la délicatesse de la chair du brochet. Ces vins possèdent une opulence naturelle qui enveloppe le côté salin et puissant de l'écrevisse sans jamais se laisser dominer par la force de la sauce.


Les bulles nobles d'un Champagne Grand Cru 


Associer les quenelles soufflées à un vin effervescent de haute volée crée une expérience gastronomique mémorable, particulièrement adaptée aux repas de fêtes. Un Champagne Brut Blanc de Blancs (issu du Chardonnay) ou un Champagne ayant bénéficié d'un long vieillissement sur lies est idéal. L'effervescence fine et le dynamisme des bulles agissent comme un véritable révélateur de texture, allégeant instantanément la densité de la sauce à la crème et soulevant la quenelle. De plus, les notes légèrement toastées et grillées du champagne répondent magnifiquement aux sucs de cuisson de la croûte de la quenelle dorée au four.


Une bière artisanale de type Triple ou une Witbier


Pour les amateurs de brasserie, l'onctuosité de la sauce Nantua offre un terrain d'expression surprenant et très réussi. Une bière blonde de style Triple belge, dotée d'une texture soyeuse et de notes de céréales et d'épices douces, possède la structure nécessaire pour rivaliser avec la puissance du coulis de crustacés. Si vous préférez un accord axé sur la fraîcheur et la légèreté, une Witbier (bière blanche de blé) brassée avec des écorces d'agrumes apportera une vivacité et une pétillance fine qui viendront nettoyer le palais après chaque bouchée crémeuse, rendant l'ensemble particulièrement désaltérant.


Sans alcool : un thé Oolong de roche ou une eau infusée aux agrumes et à l'aneth


Pour une alternative sans alcool d'un grand raffinement, le monde du thé propose une solution d'une élégance rare. Un thé Oolong de roche de Chine (comme le Da Hong Pao), servi chaud, développe des notes minérales, légèrement boisées et torréfiées qui s'unissent à merveille à la richesse du beurre d'écrevisses, ses tanins souples structurant la bouche de façon très noble. Si vous cherchez une option froide et tonique pour un déjeuner estival, une eau pétillante très fraîche infusée avec des zestes de pamplemousse rose et quelques peluches d'aneth fraîche sera parfaite : l'amertume fine de l'agrume et la note anisée de l'herbe bousculeront la rondeur de la crème avec une efficacité redoutable.