mercredi 25 février 2026

Hypertension artérielle : les boissons à éviter

Hypertension : ces aliments à privilégier (©DR).


L'hypertension artérielle est une pathologie silencieuse qui nécessite une attention particulière sur ce que nous buvons, car les liquides sont absorbés rapidement et influencent directement le volume sanguin et la tension des parois artérielles.


Voici les boissons à surveiller ou à éliminer pour préserver votre santé cardiovasculaire :


Les boissons riches en sodium



Le sel est le principal ennemi de la tension car il retient l'eau dans le sang, augmentant ainsi la pression sur les artères.

  • Certaines eaux minérales gazeuses : beaucoup sont très riches en sodium (vérifiez l'étiquette : évitez celles dépassant 200 mg/L).

  • Les jus de légumes industriels : ils contiennent souvent des quantités massives de sel ajouté pour la conservation.

  • Les bouillons cubes et soupes en brique : véritables concentrés de sel, ils augmentent instantanément la charge sodique.


Les boissons caféinées en excès



La caféine provoque une augmentation temporaire mais parfois brutale de la tension artérielle en stimulant le système nerveux.

  • Le café noir : à limiter à 2 ou 3 tasses par jour maximum.

  • Le thé très infusé : bien que contenant des antioxydants, la théine reste un excitant.

  • Les boissons énergisantes : à bannir ! Elles combinent de fortes doses de caféine, de taurine et de sucre, créant un cocktail dangereux pour le rythme cardiaque et la tension.


Les boissons sucrées : sodas et jus de fruits



Le lien entre sucre et hypertension est prouvé : l'excès de sucre (particulièrement le fructose industriel) favorise l'obésité et l'insulinorésistance, deux facteurs aggravants de la tension.

  • Sodas classiques : ils favorisent l'inflammation des vaisseaux.

  • Nectars et jus à base de concentré : pauvres en fibres, ils provoquent des pics de glycémie qui durcissent les artères à long terme.


La réglisse (infusions et sirops)



C'est un piège méconnu. La réglisse contient de la glycyrrhizine.

  • L'effet : cette substance provoque une rétention de sel et une fuite de potassium, ce qui peut engendrer une hausse de tension sévère, même chez une personne non hypertendue à la base !

  • Attention aux : tisanes à la réglisse, sirops d'antésite ou boissons anisées sans alcool.


Synthèse : que boire en remplacement ?


À éviter / LimiterMeilleures alternatives
Eaux gazeuses très saléesEaux de source faiblement minéralisées
Sodas et jus sucrésEau aromatisée maison (citron, menthe, concombre)
Boissons énergisantesThé vert léger ou infusions (hibiscus, aubépine)
Bouillons industrielsBouillons de légumes frais sans sel ajouté

Note importante

L'hypertension doit faire l'objet d'un suivi médical régulier. Ces conseils nutritionnels complètent votre traitement mais ne s'y substituent pas. L'hibiscus est d'ailleurs reconnu pour ses propriétés hypotensives naturelles, n'hésitez pas à en parler à votre médecin.

L'hebdomadaire "le 1" cette semaine - Mange-t-on mieux qu'avant ?

La "Une" du 1 à suivre (©DR).


" Le Salon de l'agriculture braque les projecteurs sur notre alimentation. Est-elle plus saine qu'en 1950 ? Qu'a changé le boom de la nourriture industrielle ? Comment s'y retrouver dans les conseils nutritionnels ? ". C'est en ces mots que le 1 introduit le sujet de la semaine, celui de notre alimentation. De quoi nous mettre en appétit, non ?



Interrogé dans le « 1 » n° 582 paru le 25 février 2026, l’historien Stéphane Le Bras évoqué tout d’abord l’évolution du monde agricole qui va immanquablement entrainer des évolutions de nos modes de consommation. Hausse des échanges, hausses des productions, évolution technologique… l’offre s’élargit et les Francais sont des consommateurs curieux et actifs qui passent largement les portes des supermarchés dans ces années d’après guerre et des hardiscounteurs dans les années 1980. On observe alors à une démocratisation de l’alimentation lors de ces trente années.

 


La naissance du principe de sécurité alimentaire



L’historien explique alors comment notre faim a évolué avec cette peur ancestrale du manque, de cette criante d’avoir faim, de manquer. Les industriels l’ont bien compris qui produisent beaucoup trop jusqu’à la satiété voire, jusqu’à gâcher - nous faire gâcher - alors qu’une grande partie de la population mange à sa faim.

Il faudra attendre les années 1970 pour commencer à voir l’impact de la malbouffe et les premiers scandales alimentaires, et l’essor ces dernières décennies, de cette alimentation ultratransformée, ainsi nommée parce qu’aillant subie des transformations intenses par les industriels…

Quand la population se nourrit des process de l’agro-industrie qui produit des aliments « peut chères à produire permettant ainsi des marges considérables », explique le chercheur…


 

A lire dans ce même numéro du « 1 » :


  • Comment nos assiettes ont changé depuis les années 1950, par Stéphane le Bras ;
  • Portrait des Français à table, par Guenaëlle Gault
  • Les lobbies nous empêchent-ils de manger sainement ?, entretien avec Serge Hercberg
  • Et un poster : Peut-on se nourrir sainement ?

Entre autres édito, références et articles…

Dans le cahier central, une bonne nouvelle, "Alimentation, comment consommer autrement ?" 

vendredi 20 février 2026

Thé et cancers : quand certaines boissons augmentent les risques

Certains thés nuisent à votre santé (©DR).


En général, le thé est plutôt réputé pour ses vertus antioxydantes, mais certaines pratiques spécifiques ont été identifiées comme des facteurs de risque. Voici une analyse en trois points sur le lien entre la consommation de certains thés et le risque de cancer.


La température de consommation : un facteur critique


Le risque le plus documenté ne provient pas de la plante elle-même, mais de la température à laquelle la boisson est bue.

  • Le cancer de l'œsophage : En 2016, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé la consommation de boissons très chaudes (plus de 65°C) comme "probablement cancérogène" (Groupe 2A).

  • Le mécanisme : Une chaleur excessive provoque des lésions thermiques répétées sur la muqueuse de l'œsophage. Cette inflammation chronique peut favoriser l'apparition de cellules cancéreuses lors du processus de cicatrisation.

  • Conseil : Il est recommandé de laisser refroidir son thé au moins 4 à 5 minutes avant de le déguster.


Le cas particulier du maté (infusion traditionnelle)


Le maté, bien qu'il ne soit pas strictement un "thé" (issu de la plante Ilex paraguariensis), est souvent confondu avec lui.

  • Risques associés : Des études observationnelles en Amérique du Sud ont montré une corrélation entre la consommation de maté et certains cancers (œsophage, larynx, cavité buccale).

  • HAP et température : Le risque semble lié à la combinaison de deux facteurs : la température très élevée de l'eau utilisée avec la bombilla (paille métallique) et la présence de hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des substances cancérogènes produites lors du séchage traditionnel des feuilles au feu de bois.


Contaminants et résidus de pesticides


La qualité de la production peut transformer une boisson saine en une source d'exposition à des substances indésirables.

  • Pesticides et métaux lourds : Certaines analyses révèlent des résidus de pesticides (comme le glyphosate ou l'anthraquinone) ou des métaux lourds (comme l'arsenic ou le cadmium) dans des thés de basse qualité. L'exposition chronique à ces substances est un facteur de risque pour plusieurs types de cancers.

  • Les thés "détox" non régulés : Certains mélanges vendus sans contrôle strict peuvent contenir des plantes ou des additifs dont la sécurité à long terme n'est pas garantie.

  • Conseil : Privilégier les thés issus de l'agriculture biologique et les marques transparentes sur l'origine de leurs produits permet de limiter ce risque.

 

À retenir : dans la majorité des cas, une consommation de thé (vert ou noir) à une température raisonnable (inférieure à 60°C) est considérée comme bénéfique grâce à ses polyphénols, qui ont des propriétés protectrices contre le stress oxydatif.

dimanche 15 février 2026

Tous accros : le piège des aliments ultratransformés (ARTE)

Supermarché, les temples de l'ultra-consommation (©DR).



L'Homme a de tout temps modifier son alimentation, en la fumant, la séchant, la salant, la faisant mariner… mais l'ultratransformation pousse cette logique beaucoup plus loin en utilisant des process qui ne sont pas identifiables par la majeur partie des êtres humains. Pire, elle associe sucre, sel et gras dans des proportions qui seront, avec le temps - et c'est une certitude - délétère pour nous tous !


Une heure et demie, - 1h26 pour être exacte - c'est le temps que dure ce superbe et effroyable reportage qui a été diffusé sur ARTE et qui reste accessible jusqu'au mois d'avril sur le site de la chaîne franco-allemande