samedi 12 avril 2025

La tomate et ses nombreux bienfaits pour la santé

Les tomates marocaines à l’assaut des marchés européen et français
 © (DR).


La tomate possède nombre d’atouts que nous vous proposons de vous présenter dans ces signes. Ce fruit-légume recèle bien des qualités et un seul défaut, il n’y a aucune raison pour la bannir de nos assiettes !



Préalable important : si en cuisine, la tomate est un légume, c’est en botanique qu’elle est un fruit comme l'aubergine ou la courgette.

Mais quels sont ses bienfaits ?



De nombreux bienfaits pour la santé


  • La tomate est richement dotée d’antyoxydants (les lycopènes) qui limitent l’action des radicaux libres et interviennent en votre faveur contre la venu de certains cancers ;
  • Le pigment rouge qui la compose est riche en lycopène (voir ci-dessus) qui agit contre les ultraviolets pour protéger notre peau. Mais attention, pas assez pour nous protéger efficacement contre les attaques du soleil et ne nous dispense pas de se protéger avec des crèmes afin de limiter le vieillisssement prématuré, voire, l’arrivée de certains cancers ;
  • Comme elles sont riches en fibres, elles sont bénéfiques aussi pour votre bienêtre intestinal et son transit ! ;
  • Côté calories, les tomates sont un incontestable aliment minceur ! Elles possèdent des chiffres à faire rougir d’autres légumes, avec un taux de calorie de 18 pour 100 gr de tomate, autant dire, presque rien !



Valeurs nutritionnelles


NUTRIMENTS

TOMATE CRUE : TENEUR POUR 100 G

LEGUMES : MOYENNE DES ALIMENTS

Protéines

0,86 g

1,7g

Glucides

2,26 g

4,4 g

- dont sucres

2,25 g

2,3 g

- dont amidon

0 g

0,9 g

Fibres alimentaires

1,2 g

2 g

Lipides

0,26 g

0,6 g

- dont cholestérol

0 mg

0,2 mg

- dont acides gras saturés

0,056 g

0,1 g

- dont acides gras monoinsaturés

0,035 g

0,2 g

- dont acides gras polyinsaturés

0,12 g

0,1 g

Eau

94,1 g

90 g



Bienfaits des tomates cuites, séchées ou crues



La tomate se mange dans tous ses états, séchées, cuites en sauce ou en tomate farcie. Mais, vous vous en doutez, le mode cru reste bien sûr le meilleur moyen e conserver tous les bienfaits de la tomate, notamment, ces vitamines C, fragiles à haute température !

vendredi 11 avril 2025

Des pistes pour accompagner nos fraises… différemment !

Accompagner vos fraises autrement qu'avec du sucre (©DR).

Les fraises sont naturellement délicieuses et n'ont pas besoin de sucre blanc pour briller. En plus, éviter l'ajout de sucre permet de profiter pleinement de leurs antioxydants sans créer de pic de glycémie.


Ci-dessous plusieurs façons créatives et saines de sublimer vos fraises, suivies d'une recette originale.


Les alternatives naturelles pour sucrer sans sucre


Si vos fraises manquent un peu de maturité, vous pouvez rehausser leur saveur avec ces astuces :

  • Les épices douces : la cannelle ou la vanille (en poudre ou en gousse) apportent une illusion de sucrosité très efficace.

  • Le zeste d'agrumes : un peu de zeste de citron vert ou d'orange bio réveille le fruit et apporte une fraîcheur acidulée.

  • La menthe ou le basilic : ces herbes fraîches transforment instantanément une simple coupelle de fraises en un dessert raffiné.


Les accompagnements crémeux et protéinés


Pour ralentir l'absorption des sucres naturels du fruit et être plus vite rassasié :

  • Le yaourt grec ou le Skyr : pour l'onctuosité et les protéines.

  • La purée d'amande blanche : une petite cuillère mélangée aux fraises apporte un goût de "bonbon" naturel et des bons lipides.

  • Le fromage blanc avec des éclats de noix : pour le contraste des textures.


L'astuce des chefs : le vinaigre balsamique


Cela peut surprendre, mais quelques gouttes d'un bon vinaigre balsamique (ou une réduction de balsamique) feront ressortir le rouge de la fraise et intensifieront son parfum… sans avoir besoin de sucre !


Une recette : "salade de fraises au poivre long et infusion de menthe"


Le poivre n'apporte pas de piquant ici, mais il agit comme un exhausteur de goût incroyable pour la fraise.

Ingrédients pour 2 personnes :

  • 250g de fraises françaises (Gariguette ou Ciflorette pour leur parfum).

  • 5-6 feuilles de menthe fraîche.

  • Un petit morceau de poivre long (ou un tour de moulin de poivre noir classique).

  • Le jus d'une demi-orange.

Étapes de préparation :

  1. Préparation : lavez les fraises rapidement sous l'eau froide avant de les équeuter (pour éviter qu'elles ne se gorgent d'eau). Coupez-les en deux ou en quatre.

  2. L'infusion : dans un bol, mélangez le jus d'orange avec la menthe ciselée et le poivre finement moulu.

  3. Le secret : versez ce mélange sur les fraises et laissez reposer 15 minutes à température ambiante. Le jus d'orange va faire dégorger légèrement les fraises, créant un sirop naturel délicieux.

  4. Dégustation : servez tel quel, ou avec une cuillère de ricotta pour le côté crémeux.


Tableau : Pourquoi varier les accompagnements ?


AccompagnementBénéfice principal
Cannelle / VanilleÉvite le pic d'insuline
Menthe / BasilicApport de chlorophylle et digestion
Amandes / NoixRégulation de la satiété (fibres + gras)
Yaourt GrecApport de calcium et protéines

Le saviez-vous ? La fraise est l'un des fruits les moins caloriques et les plus riches en vitamine C (elle en contient plus que l'orange à poids égal !). La manger nature ou peu transformée est le meilleur moyen de conserver ces nutriments.

mardi 8 avril 2025

Le nutri-score est-il fiable ?

Le Nutri-Score, nouvelle version apparue en 2024 (©DR).


Si le Nutri-Score est devenu une boussole pour beaucoup, il n'est pas exempt de critiques. Pour la petite précision historique, il a effectivement été lancé en France en 2017 (officiellement via un arrêté en octobre 2017, avec un déploiement massif dès 2018).


Peut-on se fier "les yeux fermés" au Nutri-Score ? La réponse courte est : c'est un excellent outil de comparaison, mais ce n'est pas un certificat de santé absolu.

Voici les arguments pour comprendre les forces et les limites de ce système.


Les points forts du nutri-score : une lecture simplifiée


Le nutri-score a le mérite de rendre lisible ce que les industriels cachaient autrefois dans des tableaux nutritionnels illisibles au dos du paquet.

  • Comparaison au sein d'un rayon : son utilité première est de comparer deux produits de la même catégorie. Entre deux paquets de céréales ou deux pizzas surgelées, il permet de choisir instantanément la moins pire pour la santé.

  • Algorithme basé sur la science : le score calcule les nutriments à favoriser (fibres, protéines, fruits et légumes) contre ceux à limiter (calories, acides gras saturés, sucres, sel).

  • Pression sur les industriels : depuis 2018, de nombreuses marques ont modifié leurs recettes (moins de sel ou de sucre) pour éviter une note "D" ou "E" trop stigmatisante.


Les limites : ce que le nutri-score ne voit pas


C'est ici qu'il ne faut pas le suivre aveuglément. Le score a des "angles morts" importants :

  • L'ultra-transformation : un produit peut être classé A (par exemple, un soda "Light") car il n'a ni sucre ni gras, mais contenir une liste interminable d'additifs, d'édulcorants et de colorants dont l'impact sur la santé est discuté.

  • La portion réelle : le calcul est fait pour 100g ou 100ml. Or, on consomme rarement 100g d'huile d'olive (classée B ou C selon les versions) ou seulement 100g de pizza. Cela peut parfois donner une fausse impression de "sécurité" pour des produits qu'on mange en grandes quantités.

  • La qualité des nutriments : il ne fait pas la différence entre des sucres naturellement présents dans le fruit et des sucres ajoutés, ou entre de "bonnes" graisses (oméga-3) et des graisses moins intéressantes


La mise à jour de 2024 vers un virage plus strict


Conscients de ces critiques, les experts ont durci l'algorithme en 2024.

  • Le sucre et le sel sont désormais plus sévèrement pénalisés.

  • La viande rouge est davantage distinguée de la volaille.

  • Les boissons à base d'édulcorants ont vu leur note chuter (souvent de B à C).


Le bilan : comment l'utiliser ?


Il ne faut pas chercher à manger "uniquement du A", mais plutôt utiliser le Nutri-Score comme une alerte.

  • Produit A ou B : on peut consommer régulièrement.

  • Produit D ou E : à consommer de façon occasionnelle.

  • Le conseil d'expert : regardez toujours la liste des ingrédients. Si elle est plus longue qu'un poème et contient des noms que vous ne pouvez pas prononcer, même un "A" doit être consommé avec modération.

jeudi 3 avril 2025

Souveraineté alimentaire : les grands principes de la loi

La souveraineté alimentaire a sa loi (©DR).

Il y avait urgence à ce que le législateur pose dans les textes législatifs un texte sur le souveraineté alimentaire. De quoi parle-t-on ? D'associer dans une même démarches les impératifs dus au changement climatique qui se font de plus en plus présents, à l'obligation de pourvoir à l'alimentation de toutes et tous les Français des territoires métropolitains ou ultra-marins…


Pourquoi une loi sur cette souveraineté ?


La Loi du 24 mars 2025 d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations cherche à résoudre une équation complexe : comment produire davantage pour assurer l'indépendance de la France tout en adaptant notre modèle au changement climatique. Pour y parvenir, le législateur a introduit des leviers qui transforment profondément le statut de l'agriculture et les priorités des politiques publiques.


Production agricole & protection environnementale


L'innovation majeure réside dans la reconnaissance de l'agriculture comme un "intérêt général majeur". En inscrivant ce principe dans le Code rural, la loi place la production agricole au même niveau juridique que la protection de l'environnement. Cette disposition vise à faciliter la réalisation de projets de production massifs (comme la création de retenues d'eau ou de bâtiments d'élevage) en simplifiant les recours juridiques et en accélérant les procédures administratives. L'idée est de lever les freins réglementaires qui, selon le gouvernement, entravent la capacité de la "Ferme France" à nourrir la population et à exporter.


En phase avec les évolutions climatiques


Pour concilier cette ambition de puissance avec l'écologie, la loi mise massivement sur le "diagnostic modulaire" des exploitations, qui deviendra obligatoire d'ici 2026 pour tout nouveau projet. Contrairement aux anciens systèmes, ce diagnostic évalue simultanément la viabilité économique, le potentiel de production et la performance environnementale (santé des sols, gestion de l'eau, biodiversité). L'objectif est d'orienter les investissements vers des modèles qui maximisent les rendements tout en étant "résilients", c'est-à-dire capables de supporter des étés caniculaires ou des restrictions hydriques.


Un principe de non-surtranspotition adopté


Le texte introduit également le principe de "non-surtransposition" des normes européennes. En clair, la France s'engage à ne plus interdire de produits phytosanitaires s'ils sont autorisés au niveau européen, tant qu'une alternative techniquement et économiquement viable n'existe pas. C'est une mesure de "réalisme productif" qui vise à ne pas pénaliser les agriculteurs français face à leurs voisins, tout en finançant, via un plan de recherche ambitieux, le développement de nouvelles solutions de biocontrôle moins nocives;

Enfin, la transition est portée par un effort sans précédent sur la formation. La loi prévoit d'augmenter de 30 % le nombre d'apprenants dans l'enseignement agricole d'ici 2026. Ces futurs chefs d'exploitation sont formés à de nouvelles méthodes alliant agronomie de précision (utilisation de drones et de données pour réduire les intrants) et techniques de production intensive mais décarbonée. C'est ce pari sur l'intelligence technique qui constitue, selon les autorités, la passerelle entre l'exigence de production de masse et l'impératif de préservation des écosystèmes.