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samedi 24 janvier 2026

Quels aliments pour prendre soin de ses articulations ?

les aliments riches en oméga-3 (©DR).

On ne se le dira jamais assez : prendre soin de ses articulations par l'assiette est une stratégie payante sur le long terme. Avec l'âge, le cartilage s'affine et l'inflammation peut s'installer. L'objectif nutritionnel est double : fournir les briques nécessaires à la structure de l'articulation et calmer l'inflammation s'y elle se développe. Les points à connaître… Voici les piliers d'une alimentation "anti-rouille" pour vos articulations.


Les oméga-3 : le "lubrifiant" anti-inflammatoire


Les acides gras Oméga-3 sont essentiels car ils freinent la production de molécules qui détruisent le cartilage.

  • Quels aliments : l
    es poissons gras (sardines, maquereaux, anchois, saumon), les noix, les graines de lin et de chia, ou encore l'huile de colza.

  • Pourquoi : ils agissent comme un véritable rempart contre l'inflammation chronique, responsable des douleurs articulaires (arthrose, arthrite).


Le soufre : le ciment du cartilage


Le soufre est un composant indispensable à la synthèse du collagène et des protéoglycanes, les molécules qui donnent au cartilage sa souplesse et sa résistance.

  • Quels aliments : les légumes "alliacés" (ail, oignon, échalote, poireau) et les crucifères (brocoli, chou-fleur, choux de Bruxelles).

  • Le petit plus : le brocoli contient également du sulforaphane, un composé qui, selon certaines études, pourrait bloquer les enzymes responsables de la destruction des articulations.


La vitamine C et les antioxydants


Pour fabriquer du collagène (la protéine qui structure l'articulation), le corps a absolument besoin de vitamine C.

  • Quels aliments : poivrons, agrumes, kiwi, baies (myrtilles, cassis) et persil frais.

  • Pourquoi : les antioxydants protègent les cellules de l'articulation contre les radicaux libres, qui accélèrent le vieillissement des tissus.


Les épices "miracles" : le curcuma et le gingembre


Ces deux racines sont les stars de la nutrition articulaire.

  • Le curcuma : sa substance active, la curcumine, est un anti-inflammatoire puissant. Astuce : associez-le toujours à un corps gras (huile) et à une pincée de poivre noir pour que votre corps l'absorbe bien.

  • Le gingembre : il aide à réduire les douleurs liées à l'effort et à la raideur matinale.


Les bons réflexes au quotidien


À privilégierÀ limiter (pro-inflammatoires)
L'hydratation (eau) : Le cartilage est composé à 70% d'eau.Les sucres raffinés (pâtisseries, sodas).
Les protéines de qualité (œufs, légumineuses).Les huiles riches en Oméga-6 (tournesol, pépins de raisin) en excès.
Les aliments riches en silicium (ortie, céréales complètes).L'alcool, qui favorise l'inflammation.


Notre conseil "Bonus" : le bouillon d'os


Une recette de grand-mère qui revient en force : le bouillon d'os (mijoter des os à feu doux pendant plusieurs heures). Il est naturellement riche en collagène, en glucosamine et en chondroïtine, des substances que l'on retrouve souvent dans les compléments alimentaires coûteux pour les articulations.


Rappel important : l'alimentation est une alliée précieuse, mais elle fonctionne mieux lorsqu'elle est couplée à une activité physique régulière et douce (marche, natation, vélo). C'est le mouvement qui permet de faire circuler le liquide synovial, le fluide qui "nourrit" le cartilage de l'intérieur.

dimanche 17 août 2025

PFAS : petit tour d'horizon sur le sujet en cette année 2025

Un nouveau sujet d'inquiétude : les PFAS (©DR).



Les PFAS (substances perfluorées et polyfluorées), souvent surnommés "polluants éternels" en raison de leur extrême résistance dans l'environnement, sont au cœur des préoccupations sanitaires actuelles. Aujourd'hui, la surveillance s'est intensifiée et les connaissances sur leur présence dans nos assiettes sont devenues beaucoup plus précises.


En France, le sujet des PFAS prend une nouvelle ampleur - après sa découverte en 2002 - en 2022, dix ans plus tard, quand le sujet a basculé d'une "alerte environnementale lointaine" à un "problème de santé publique nationale" affectant l'eau du robinet et l'alimentation des Français. Trois ans plus tard, quel est l'état de la connaissance sur le sujet ?

 

Comment les PFAS arrivent-ils dans nos assiettes ?


L'alimentation est considérée comme la principale source d'exposition humaine aux PFAS (en dehors des zones de pollution industrielle spécifique de l'eau). Ils contaminent nos repas par trois voies majeures :

  • La chaîne alimentaire : les PFAS s'accumulent dans les sols et l'eau, puis sont absorbés par les végétaux et les animaux. Ils ne se dégradent pas et remontent la chaîne jusqu'à nous.

  • Les emballages alimentaires : historiquement utilisés pour leurs propriétés oléophobes (anti-gras) et hydrophobes, ils peuvent migrer de l'emballage (papiers sulfurisés, cartons de pizza, emballages de fast-food) vers l'aliment.

  • Les ustensiles de cuisine : les revêtements antiadhésifs (type Téflon) endommagés ou chauffés à très haute température peuvent libérer des particules, bien que les normes se soient durcies.


Quels sont les aliments les plus à risque ?


Les études de surveillance (comme celles de l'EFSA en Europe) identifient régulièrement certains groupes d'aliments comme étant les plus contributeurs à l'exposition :

  1. Les produits de la mer : les poissons et crustacés (en particulier les poissons gras en haut de la chaîne comme le thon ou l'espadon) concentrent les PFAS présents dans les océans.

  2. Les œufs et la viande : notamment les abats (foie, reins) où ces substances ont tendance à se fixer chez l'animal.

  3. Les fruits et légumes : la contamination dépend ici directement de la qualité de l'eau d'irrigation et des sols locaux.

  4. L'eau de boisson : bien que ce ne soit pas un "aliment", elle reste un vecteur crucial, surtout dans certaines zones géographiques proches d'anciennes usines chimiques.


Risques pour la santé et seuils de sécurité


Aujourd'hui, la communauté scientifique s'accorde sur le fait que l'exposition chronique aux PFAS, même à faible dose, peut entraîner :

  • Une diminution de la réponse immunitaire (notamment l'efficacité des vaccins chez les enfants).

  • Des perturbations du système hormonal et métabolique (cholestérol, thyroïde).

  • Des risques accrus de certains cancers (rein, testicules).

  • Des effets sur le développement fœtal.

Le tournant réglementaire : l'Europe a drastiquement abaissé la "Dose Hebdomadaire Tolérable" (DHT) et a instauré des limites maximales pour certains PFAS dans les denrées alimentaires (œufs, poissons, viande).


Comment limiter son exposition au quotidien ?


Il est impossible d'éliminer totalement les PFAS, mais quelques réflexes permettent de réduire la charge :

  • Diversifiez votre alimentation : varier les sources de protéines et l'origine géographique des produits évite de surexposer son organisme à une source de pollution locale spécifique.

  • Renouvelez vos ustensiles : si votre poêle antiadhésive est rayée, remplacez-la. Privilégiez l'inox, la fonte ou la céramique pour vos nouveaux achats.

  • Limitez les emballages jetables : évitez de réchauffer vos aliments directement dans leurs emballages en carton ou papier traité.

  • Filtrez votre eau (si nécessaire) : les filtres à charbon actif haute performance ou l'osmose inverse sont efficaces contre certains PFAS si vous résidez dans une zone sensible.


Les Pfas et l'eau en France

En juillet 2025 - il y a moins d'un mois - le contrôle des PFAS était devenu une priorité des Agences Régionales de Santé (ARS).

  • Campagne exploratoire : suite à une instruction de la Direction Générale de la Santé, la quasi-totalité des départements français avaient déjà lancé ou terminé des campagnes de tests sur les points de captage sensibles (proximité d'usines, de zones d'activités ou d'aéroports).

  • Recherche des 20 molécules : les laboratoires agréés recherchaient systématiquement la somme des 20 PFAS réglementaires européens.



En résumé


Le sujet des PFAS n'est plus une simple hypothèse mais une réalité environnementale gérée par les autorités sanitaires françaises. La recherche actuelle se concentre sur les effets de "mélange" (l'effet cocktail de plusieurs PFAS différents) et sur l'interdiction progressive de ces substances dans tous les produits non essentiels.

mardi 16 avril 2024

La liste des fruits et légumes les plus traités… et les autres, pour 2024

Et eux, mangeraient-ils leur production avec ce qu'ils pulvérisent ? (© DR).



On ne dira jamais assez que les fruits et légumes - avec toute leur richesses en antioxydants nos, cibles et autres vitamines - sont excellents pour notre corps, et donc, pour notre santé. Mais ils sont aussi et de plus en plus traités avec des produits qui - eux - ne le sont pas du tout ! Cet article afin de faire le point en ce début d’année des fruits et légumes fréquentables ou non !


Notre source ? L'Environmental Working Group (EWG) - un groupe indépendant américain, basé à Washington - qui publie tous les ans la liste des fruits et légumes les plus pollués par les producteurs, quels qu’ils soient.

Leurs données sont basées sur des tests réalisés par le Département de

l'Agriculture des États-Unis (USDA) et de la FDA, la Food and Drug

Administration, équivalent de la Haute autorité de santé (HAS) en France.

Dans son rapport accessible sur son site (voir en bas de page), l'EWG rappelle que les pesticides sont toujours présents (malgré tous les efforts produits pour laver nos aliments) après lavage des fruits et légumes que nous voulons consommer. Pire ! Ces traitements peuvent être sources de problèmes de santé pour nous tous, quelque soit notre âge.


Les fruits et les légumes les plus traités :

Voici donc le classement de ce que l’organisme américain appelle ses "12 sales" - ses douze dirty infréquentables - pour l'année 2024 :

  • les fraises,
  • les épinards,
  • les choux frisés, choux verts et feuilles de moutardes,
  • les nectarines,
  • les pommes,
  • le raisin,
  • les poivrons et le piment,
  • les cerises,
  • les pêches,
  • les poires,
  • le céleri,
  • les tomates.
Mais, voici aussi la liste des fruits et légumes les moins traités, les "Clean fifteen", les quinze propres de la liste de l'EWG, merci à eux :
  • l’avocat,
  • le maïs doux,
  • les oignons,
  • la papaye,
  • les petits pois (surgelés),
  • les asperges,
  • les melons honeydew (ou miel),
  • les kiwis,
  • les choux,
  • les champignons,
  • les melons Cantaloup,
  • les mangues,
  • les pastèques,
  • Et enfin, les patates douces.

jeudi 6 avril 2023

Sept aliments qui réduisent votre espérance de vie

La pizza n'est pas vraiment un de nos alliés "santé" (©DR).



On le sait, tous les aliments ne se valent pas ! Mieux. Certains prennet un malin plaisir à écourter le temps que nous avons chacun à passer sur la Terre. Voici ci-dessous la liste de nos trop chers ennemis !



Des chercheurs américains de l'Université du Michigan ont calculé combien de temps certains aliments (plus de 5000 tout de même!) - consommés lors de notre vie quotidienne - nous enlevaient comme instants de vie. Pour cela, ils ont eu l'approche suivante : celle d'évaluer le cycle de vie de chacun de ces aliments : leur production, leur transformation, leur fabrication, leur préparation et enfin leur consommation.
Voici quelques uns de leurs résultats. Le temps que certains d'entre eux soustraient à notre espérance de vie fait parfois froid dans le dos :


1. La viande transformée
Elle a bien mauvaise réputation, favorisant le surpoids, mais aussi le cholestérol ainsi que la plupart des maladies cardiovasculaires. Pourquoi ? Parce qu'elle est bien trop riche en sodium (en sel) et en acides gras saturés.

2. Les hot-dogs
Ces bons vieux "chiens chauds"  - vites avalés en bas des immeubles américains que l'on croise dans toutes les sériés US - nous feraient perdre… - incroyable - 36,3 minutes de vie.

3. Les sodas
Les sodas, on le savait déjà, ne sont pas très bons pour notre santé. Cette étude le confirme sans surprise : tous sont aussi à éviter. Ils nous feraient perdre presque un quart d'heure, avec pas moins de 12,4 minutes de vie.

4. Les burgers au fromage
Si bons soient-ils, ces burgers raccourcissent notre vie de tout de même 8,8 minutes.

5. Les pizzas
Il faut se méfier des apparences, qui sont trompeuses pour cet aliment. En réalité, à y regarder de plus près, chaque pizza raccourcirait l’espérance de vie humaine de … 7,8 minutes !

6. Le bacon
S’il accompagne idéalement vos oeufs, le bacon fait pourtant perdre 6,4 minutes de vie
saine.

7. Le cheddar
Quant à ce fromage, il réduirait notre espérance de vie de quelque 1,4 minute.

Bien sûr, aussi sûrement que certains aliments sont néfastes pour notre santé, d’autres augmentent notre capital de vie !

Les noix : en cas de petite faim, avalez une poignée de noix. Ce simple geste nous fait gagner 25 minutes de vie.

La tomate : celle-ci fait gagner 3,8 minutes de vie

L’avocat : celui-ci augmenterait le temps de vie de 2,8 minutes de vie

Le saumon cuit mais aussi la banane : ces deux aliments nous font tous deux gagner 13
minutes de vie

Le sandwich au beurre de cacahuètes et à la confiture : il  nous ferait gagner pas moins de… 33
minutes de vie !