La pratique répandue qui
consiste à tremper des poissons dans des bains d'eau et d'additifs pour qu'ils
pèsent plus lourd à la vente permettrait d'augmenter de 30% leur poids !
La démonstration de la récente étude du Syndicat du
Commerce des Produits Congelés et surgelés (SNCE) est implacable et
démontrerait l’ampleur d’une supercherie indétectable pour le consommateur.
Votre poisson est-il gonflé à l'eau ? © DR. |
La pratique très répandue qui consiste à tremper des
poissons dans des bains d'eau et d'additifs permettrait d'augmenter de 30% leur
poids à la vente. Il ne s’agit pas de petite combine entre amis mais d’une
pratique qui pourrait ainsi toucher près d'un panga sur deux vendu dans le
commerce, un tiers des colins, 18% des cabillauds.
Au moment où le SNCE constate que la fréquence de ces
fraudes à l’eau s’est accélérée de manière inquiétante ces quinze dernières
années, cette étude révolutionne la démarche. Il ne s’agit plus aujourd’hui d’essayer
d’identifier des additifs qui, de toute façon, seront renouvelés en permanence
mais de s’orienter sur le moyen de disposer de tables de valeurs seuils propres
à chaque espèce, pour mieux identifier les produits non conformes… C’est-à-dire
que les poissons ont par espèces subis des comparatifs entre poissons non
trafiqués et ceux soumis à additifs. La comparaison de leur teneur en protéine et
d’humidité permet aujourd’hui de confondre les fraudeurs : les poissons
manipulés possèdent en effet des teneurs en protéine plus faibles qu’à la
normale, et supérieures pour l’humidité. CQFD !
Avec cet outil aujourd’hui fiable, le SNCE envisage des
campagnes de contrôle des produits du marché pour mesurer régulièrement
l’évolution des pratiques d’ajout d’eau et d’en informer les opérateurs.
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