mercredi 6 juillet 2022

Saviez-vous que la consommation de betteraves influait sur votre tension ?

Betterave rouge cuite. © Katarzyna Bialasiewicz.


Depuis longtemps, la consommation de betterave a montré ses  influences bénéfiques - bien réelles - sur notre santé cardiovasculaire en général et notre tension artérielle en particulier. On vous explique !


La médecine rassemble nombre d’études qui vont dans le même sens : la consommation régulière de betteraves cuites peut vous aider à faire baisser votre tension artérielle. Mais comment ce légume-racine agit-il sur votre organisme ?


Comment la betterave agit-elle sur votre tension ?


La clé de cette atout résiderait dans la contenance de la betteraves en nitrites qui, une fois ingérés, se transforment en oxydes nitriques. C’est le cas d’autres légumes comme le cresson, le céleri, le cerfeuil, la salade, la roquette mais aussi les épinards. Or, à y regarder de plus près, c’est de loin la betterave qui apporte le plus de ces nitrites !

Ces oxydes jouent un rôle important de vasodilatateur qui vont réduire la pression sanguine dans votre corps et donc contribuer à réduire votre tension artérielle : la pression dans vos artères quand le cœur se contracte et propulse le sang, se réduisait nettement, selon les nombreux tests réalisés. En revanche, les tests réalisés sur la diastole - qui est la pression dans les artères lorsque le cœur se relâche - n’ont pas été aussi probants.


Des effets à nuancer tout de même


Mais, un bémol toutefois à ces résultats : les individus présentant une pression artérielle  plus élevée et un âge avancé ont de bien moindre bénéficies à cette consommation que les autres sujets ! Nous ne sommes pas tous égaux, comme souvent dans ce genre d’analyse. Bonne nouvelle tout due même : le corps médical a mis en évidence que la fluctuation de le consommation de betteraves avait des incidences sur la pression artérielle. Ainsi, il a été prouvé que la tension artérielle retrouvait des chiffres systoliques analogues à la période précédent la consommation de betteraves ! Ce qui signifie quoi ? Les effets bénéfiques de la betterave dépendent d’une consommation continue de ce légume dans vos prises de repas.


Des précautions dans votre approche


Deux précautions importantes tout de même. Le premier : les effets bénéfiques de la consommation de betterave pourraient ne pas être constants chez les personnes prenant des traitements destinés à réduire la pression artérielle (type bêtabloquants). Il est alors préférable de consulter un professionnel de santé avant d’introduire systématiquement de la betterave dans son assiette. Le second, comme une évidence, bien sûr : cette introduction de betterave ne saurait se substituer à la prise d’un traitement médicamenteux.

L’hypertension artérielle est un mal sournois qui nécessite une approche  vous obligeant à une approche sérieuse qui ne laisse aucune place à l’improvisation !


…et autres atouts

Mais ce ne sont pas là les seuls atouts de la betterave !

La betteraves possède aussi des atouts :


• contre le cancer : la betterave possède une joie couleur rouge que lui confère la bétanine, un pigment qui possèderait aussi la capacité de limiter les risques de certains cancers (comme ceux du foie, de la peau ou des poumons).


• contre la cataracte : ce sont cette fois oles feuilles de la betterave qui -- consommées cutes - qui sont riches en lutéine et zéaxanthine, deux dérivés de carotène%ïdes efficaces pour le prévention de la cataracte et ou dégénérescence maculaire ;


• contre les maladies cardiovasculaires : la betterave est riche en vitamine, antioxydants, fibres… autant d'éléments qui agissent qui limitent l'absorption des sucres et graisses pour mieux réguler les constantes sanguines que sont cholestyeroo, triglycérides, glycémie et donc agir sur les risques de maladies cardiovasculaires ;


• contre les maladies neurodégénératives : qui rejoint ses fortes teneurs en nitrates, avec la consommation de jus de betteraves qui aurait des propriétés bienfaitrices sur l'afflux de sang dans le cerveau contre les phénomènes de démence sénile et autres maladies d'Alzheimer ;


lundi 4 juillet 2022

Les produits végétaux interdits de la mention « steak »

Un décret publié au Journal Officiel le 29 juin dernier va interdire l'utilisation des dénominations « steak », « lardons » ou encore « saucisse » pour les produits à base de protéines végétales. Cette décision était très attendue par la filière animale qui plaidait le risque de confusion dans l’esprit des consommateurs

MaxpppPhotoPQR/Le Télégramme.



Tous les produits alimentaires confectionnés à base de protéines végétales ne pourront plus être dénommés avec les mots « steak », « lardons » ou encore « saucisse », et cela en application d’un décret paru au Journal Officiel cette fin juin. Celui-ci mentionne : « Il ne sera pas possible d'utiliser la terminologie propre aux secteurs traditionnellement associés à la viande et au poisson pour désigner des produits n'appartenant pas au règne animal. »

Le décret (n° 2022-947 du 29 juin 2022) n’entrera en vigueur que le 1er octobre 2022 prochain. Un bémol bien sûr : les denrées fabriquées ou étiquetées avant cette date pourront toutefois être commercialisées jusqu'au… 31 décembre 2023 ! au plus tard.

 

Que l’Europe s’empare du sujet et légifère

 

Une décision officielle tranchant le débat était attendue depuis plusieurs années (lire notre article sur le sujet - 2018) par la filière de transformation de la viande animale.

Pour les représentants de cette filière, le décret ne va assez loin, et ils exigent par ailleurs que l’Europe s’empare du sujet et protège mieux son pré carré. En effet, ne sont pas visés par le décret les produits « légalement fabriqués ou commercialisés dans un autre état membre de l'Union européenne ou en Turquie ».

Pour l’heure, au sein de l'Union européenne, la dénomination des produits végétaux par des termes traditionnellement réservés à la viande animale est autorisée. A l'exception cependant des produits à base de lait animal : en clair, il n'est plus possible d'utiliser les termes de « yaourt » ou de « fromage » pour un simili végétal.

 

Miel : nouvel étiquetage après ce 1er juillet 2022

C’était une demande express émanant des apiculteurs français, c’est désormais chose faite : depuis le 1er juillet dernier, les pays d’origine du miel devront être clairement mentionnés sur les pots. L’objectif de cet étiquetage ? Valoriser la production française.

Le constat déplaisait à la profession qui vient d’obtenir gain de cause :  de nombreuses mentions vague comme « Produit en Union européenne » ou encore « Mélange de miels non originaires de l’UE » avaient fleurie sur les pots de miel. Ce qui, selon les professionnels, nuisait à l’identification des produits.

© Alexander Mils.
Aussi, dans le but de valoriser les apiculteurs français et leur production, un récent décret – publié le 6 avril 2022 - rend maintenant obligatoire un étiquetage plus transparent qui satisfait tout le monde, eux, apiculteurs, comme nous, consommateurs.

Le texte permet ainsi de mieux renseigner le consommateur sur la provenance du ou des miel(s) qu’il achète, rendant obligatoire l’étiquetage des pays d’origine des miels contenus dans les mélanges conditionnés en France. A terme, l’étiquette devra ainsi afficher la liste des pays d’origine par ordre pondéral décroissant dès le 1er juillet prochain.

Conséquence : toutes les mentions floues et peu claires n’auront donc plus leur place dans les rayons des supermarchés. Seul bémol :il faudra que le miel soit mis en pot dans les limites de l’Hexagone pour tomber sous le coup de ce nouveau règlement. Car, les produits conditionnés en dehors du territoire national pourront faire référence à une origine UE et/ou non UE.

C’est, de l’avis de tous les professionnels, une première avancée qui devrait très vite permettre de mettre en avant le savoir-faire français, puisque seront ainsi stigmatisés – en tous les cas plus facilement identifiables – ceux qui viennent d’autres pays de l’UE. Encore du pain sur la planche pour les contrôleurs de la répression des fraudes. Celle-ci, lors de ces nombreux contrôles, n’en approche pas moins du chiffre de… 30% de points de vente sur les marchés dont les produits de miels ne seraient pas conformes !

Soumis à des  contrôles sont plus stricts, les miels vendus en supermarchés seraient moins touchés par la contrefaçon. A bon entendeur !