vendredi 20 janvier 2023

Idée reçue : le lait entier contiendrait plus de calcium que les laits demi-écrémés et écrémés

Les laits et leur teneur en calcium (©DR).


L'idée reçue selon laquelle le lait entier contiendrait plus de calcium que le lait demi-écrémé ou écrémé est particulièrement répandue. Pourtant, d'un point de vue strictement nutritionnel, cette allégation est parfaitement exacte : la teneur en calcium reste quasiment identique quel que soit le taux de matière grasse de la brique de lait. L'écrémage est un procédé physique qui consiste simplement à retirer la crème, c'est-à-dire les lipides. Comme le calcium n'est pas soluble dans le gras mais se trouve dans la partie aqueuse du lait, liée aux protéines, retirer la matière grasse n'impacte en rien la quantité de ce précieux minéral.


En réalité, le lait écrémé contient même une fraction infime de calcium en plus pour cent grammes par rapport au lait entier, car la disparition du gras laisse proportionnellement plus de place aux autres composants.


Le calcium, un pilier fondamental pour l'organisme à tout âge


Prendre soin de son apport quotidien en calcium est une nécessité biologique qui dépasse de loin la simple croissance des enfants. Ce minéral est le plus abondant de notre corps, stocké à quatre-vingt-dix-neuf pour cent dans le squelette et les dents dont il assure la solidité et la densité tout au long de la vie. Au-delà de ce rôle de structure, le calcium joue un rôle crucial et invisible dans des fonctions vitales de premier ordre. Il est indispensable à la bonne contraction de tous nos muscles, y compris le cœur, participe activement à la transmission de l'influx nerveux et s'avère nécessaire au mécanisme de coagulation sanguine. Un apport insuffisant oblige l'organisme à puiser dans ses propres réserves osseuses pour maintenir un taux constant dans le sang, ce qui fragilise les os à long terme et augmente le risque d'ostéoporose.


Les alternatives végétales et marines pour diversifier ses apports


Bien que les produits laitiers soient historiquement mis en avant, ils sont loin d'avoir le monopole du calcium. La nature offre une multitude d'autres sources hautement nutritives vers lesquelles se tourner pour diversifier son assiette ou en cas d'intolérance au lactose. Les eaux minérales dites calciques constituent une source remarquable et sans calorie, où le calcium est souvent très bien assimilé par l'organisme. Du côté du règne végétal, les légumes feuilles vert foncé comme le brocoli, le chou frisé ou les épinards cachent de belles quantités de ce minéral. Les graines oléagineuses, en particulier les amandes et les graines de sésame, ainsi que les légumes secs comme les haricots blancs ou les pois chiches, s'avèrent également être d'excellents alliés au quotidien. Enfin, les petits poissons consommés avec leurs arêtes, à l'image des sardines en boîte, complètent idéalement cette liste de alternatives.

mardi 17 janvier 2023

Tendances 2022 : quels changements dans les tendances culinaires des consommateurs ?

Quelles ont été les nouvelles tendances en 2022 ? (©DR).


L'année 2022 a marqué un tournant décisif pour la restauration, caractérisé par une recherche intense de sens et de flexibilité après les bouleversements de la crise sanitaire. Les consommateurs ont exprimé une demande croissante pour une alimentation engagée, plaçant la transparence et la provenance des produits au cœur de leurs préoccupations.


Tous les ans, les modes et aspirations de la consommation dans les brasseries et restaurants changent, imperceptiblement, ou radicalement.

Cette tendance de l'année passée s'est traduite par un engouement massif pour le local, les circuits courts et les produits de saison, obligeant les restaurateurs à tisser des liens directs avec les producteurs pour garantir une traçabilité totale et un impact environnemental réduit.


Une nouvelle quête, celle de la durabilité


Dans les brasseries et restaurants, cette quête de durabilité s'est accompagnée d'une évolution notable des habitudes de consommation de protéines. On a assisté à une démocratisation spectaculaire de l'offre végétale, qui n'est plus restée cantonnée à des options de substitution mais est devenue une discipline culinaire à part entière.

Les menus ont commencé à faire la part belle aux légumes anciens, aux légumineuses et aux alternatives végétales innovantes, répondant à une clientèle de plus en plus "flexitarienne" soucieuse de sa santé et du bien-être animal. Parallèlement, une tendance vers la sobriété s'est installée avec l'essor des boissons sans alcool ou faiblement dosées, comme le kombucha ou les mocktails sophistiqués, transformant l'apéritif en un moment plus "bien-être".


Quand le développement du télétravail influence notre consommation


L'expérience client a également été profondément remodelée par la technologie et les nouveaux rythmes de vie, notamment le télétravail. Le besoin de praticité a pérennisé l'usage des menus numériques par QR code et a consolidé la vente à emporter comme un pilier économique majeur, même pour les établissements traditionnels. Les brasseries ont dû adapter leurs espaces pour accueillir une clientèle cherchant à fragmenter ses repas, favorisant l'essor du snacking de qualité, des brunchs prolongés et des plats uniques "prêts à manger". Cette hybridation des lieux de consommation, où l'on vient autant pour travailler que pour partager un plat réconfortant, a redéfini le rôle social du restaurant.


Vers une "mondialisation" de l'authenticité


Enfin, sur le plan purement gastronomique, 2022 a été l'année d'une curiosité renouvelée pour les saveurs mondiales authentiques et les techniques ancestrales. Les consommateurs ont délaissé les appellations génériques pour rechercher des cuisines régionales précises, qu'il s'agisse de spécialités d'Asie du Sud-Est ou de saveurs d'Afrique de l'Ouest.

En cuisine, l'utilisation de la fermentation et des cuissons à basse température est devenue monnaie courante, non seulement pour sublimer les goûts mais aussi pour préserver les nutriments, répondant ainsi à la demande d'une "alimentation santé" qui ne sacrifie jamais le plaisir de la table.

jeudi 15 septembre 2022

Edulcorants : un virage à 180 ° !??

Edulcorants, méfiance répétée à leur égard (© DR).

Et si nous ingurgitions aujourd’hui nos poisons de demain ? C’est un peu le sentiment qui nous taraude aujourd’hui, alors que les médias se sont faits, ces derniers jours, l’écho d’une nouvelle qui revient sur un sujet tranché à l’époque, voilà presque 10 ans ! Les édulcorants, toxiques ou pas pour notre santé ?

Les médias de toutes natures nous ont bien gentiment relayés l’information : une grande étude diligentée sous le nom de NutriNet-Santé(*) a été menée auprès de… plus de 103 000 volontaires en France. Cette étude a pour but d’étudier l’impact de tous les additifs alimentaires sur notre santé. Parmi ces produits, la présence des édulcorants, largement utilisés dans tous les aliments dits « allégés » en général et les produits laitiers – comme les yaourts, par exemple – en particulier.

Rappel d’une frénésie du « light »

Les édulcorants sont entrés dans notre alimentation voilà quelques poignées de décennies quand les industriels ont voulu nous vendre des produits que l’on disait alors moins caloriques, moins énergétiques : Coca-Cola light, crème fraîche allégée, repas préparés conditionnés en barquette annonçant des chiffres d’AJR (**) réduits !

Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui se sont jetés sur ces produits que ces mêmes producteurs industriels nous annonçent encore aujourd’hui comme « moins pire » que leurs originaux ! Aujourd’hui, si vous pouvez savoir si vous consommez des édulcorants, vous pouvez le savoir en repérant sur l’étiquette du produit la liste des ingrédients commençant par la mettre « E ». Par exemple :

·       le sorbitol (E 420),

·       le mannitol (E 421),

·       le xylitol (E 967).

·       l’aspartame (E 951),

·       la saccharine (E 954),

·       les cyclamates (E 952).

(attention : certains sont d’origine chimique, d’autres d’origine naturelle !)


Que découvre-t-on aujourd’hui ?


Les chercheurs de cette enquête ont établi un lien entre la consommation d’édulcorants et le risque de maladies cardiovasculaires : infarctus, AVC ou hypertension. Mieux. Le lien entre risque accru de cancer et l’aspartame s’en trouve conforté : « Cette étude prospective à grande échelle – NutriNet-Santé, NDLR - suggère, en accord avec plusieurs études expérimentales in vivo et in vitro, que les édulcorants artificiels, utilisés dans de nombreux aliments et boissons en France et dans le monde, pourraient représenter un facteur de risque accru de cancer » (extrait du site de l’Inserm, article paru le 24 mars 2022 sur les édulcorants).

Tout est une question d’équilibre. Car, si consommer de temps en temps des édulcorants ne semble pas dangereux pour la santé, revenir aux sucres « classiques » de type saccarose ne semble pas une bonne idée non plus : les recommandations des instances sanitaires, comme l’OMS par exemple, c’est d’essayer de limiter le goût sucré dans notre alimentation, donc tout à la fois le sucre et l’aspartame.

Quand on sait à quel point nos cerveau en sont friands depuis notre tendre enfance, ce n’est pas gagné.


1 - (*) - L’étude NutriNet-Santé est une étude de santé publique coordonnée par l’Équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle (EREN, Inserm / INRAE / Cnam / Université Sorbonne Paris Nord), qui, grâce à l’engagement et à la fidélité de plus de 170 000 « Nutrinautes » fait avancer la recherche sur les liens entre la nutrition (alimentation, activité physique, état nutritionnel) et la santé.

Lancée en 2009, l’étude a déjà donné lieu à plus de 200 publications scientifiques internationales.

2 - (**) - AJR : les Apports Journaliers Recommandés, dont les mentions figurent sur les emballages de nos produits.

 

mercredi 31 août 2022

L'hebdomadaire "le 1" cette semaine - Comment nourrir la France ?


(©DR).

 

Les évènements climatiques de cet été 2022 et au-delà, ceux de ces derniers mois, particulièrement pauvre en intempéries, pose plusieurs questions. A commencer par celle de l’alimentation des Français.


Interrogé dans le « 1 » n° 411 paru le 24 aout 2022, l’agronome Philippe Pointereau évoque la possibilité de pouvoir nourrir toutes les Françaises et les Français après avoir fait le constat que nous étions l’un des pays les plus gros mangeurs de viandes au monde !

Selon lui, il conviendrait – au préalable de toute chose - de réduire au moins de moitié notre consommation de viande, ce qui réduirait notre consommation de protéines. Cela aurait pour effet de baisser la production de viandes (toutes espèces confondues). Cela permettrait de libérer quelque 500 000 hectares de terres agricoles qui seraient ainsi rendues à la production végétale. Au programme, l’augmentation de la production de fruits et de légumes, ce qui -toujours selon lui – ferait baisser les quantités importées de ces deux productions tout en orientant les Françaises et les Français vers un « un régime plus végétal ».


 

Les protéagineux à l'ordre dur jour



Mais alors, que produire sur les étendues ainsi libérées ? Pour cet expert, des protéagineux comme les lentilles, les pois chiches et autres pois cassés, ces aliments ayant deux autres atouts : ils sont tous sources de protéines et ont aussi la propriété de fixer l’azote de l’air et nourrissent les sols. Cela aurait comme avantage de réduire la consommation d’engrais azotés, souvent importés.

A ce process, il faudrait ajouter la généralisation de consommations locales et de saisons, « privilégier les produits non raffinés » comme les pâtes complètes, par exemple.

A la lecture, ce raisonnement semble vertueux à plus d’un titre, mais quid des producteurs de porcs, poulets et vaches ? Quel coût pour cette transition ?

 


A lire dans ce même numéro du « 1 » :

Du béton dans vos assiettes, par Nathalie Blin, Tanguy Martin et Coline Sovran ;

Le Loir-et-Cher met les bouchées doubles, par Manon Paulic ;

• Les mauvais signaux de la PAC, par Aurélie Catalo ;

Entre autres édito, références et articles…

mercredi 6 juillet 2022

La consommation de betteraves influerait sur votre tension

Betterave rouge cuite (© Katarzyna Bialasiewicz).


Depuis longtemps, la consommation de betterave a montré ses  influences bénéfiques - bien réelles - sur notre santé cardiovasculaire en général et notre tension artérielle en particulier. On vous explique !


La médecine rassemble nombre d’études qui vont dans le même sens : la consommation régulière de betteraves cuites peut vous aider à faire baisser votre tension artérielle. Mais comment ce légume-racine agit-il sur votre organisme ?


Comment la betterave agit-elle sur votre tension ?


La clé de cette atout résiderait dans la contenance de la betteraves en nitrites qui, une fois ingérés, se transforment en oxydes nitriques. C’est le cas d’autres légumes comme le cresson, le céleri, le cerfeuil, la salade, la roquette mais aussi les épinards. Or, à y regarder de plus près, c’est de loin la betterave qui apporte le plus de ces nitrites !

Ces oxydes jouent un rôle important de vasodilatateur qui vont réduire la pression sanguine dans votre corps et donc contribuer à réduire votre tension artérielle : la pression dans vos artères quand le cœur se contracte et propulse le sang, se réduisait nettement, selon les nombreux tests réalisés. En revanche, les tests réalisés sur la diastole - qui est la pression dans les artères lorsque le cœur se relâche - n’ont pas été aussi probants.


Des effets à nuancer tout de même


Mais, un bémol toutefois à ces résultats : les individus présentant une pression artérielle  plus élevée et un âge avancé ont de bien moindre bénéficies à cette consommation que les autres sujets ! Nous ne sommes pas tous égaux, comme souvent dans ce genre d’analyse. Bonne nouvelle tout due même : le corps médical a mis en évidence que la fluctuation de le consommation de betteraves avait des incidences sur la pression artérielle. Ainsi, il a été prouvé que la tension artérielle retrouvait des chiffres systoliques analogues à la période précédent la consommation de betteraves ! Ce qui signifie quoi ? Les effets bénéfiques de la betterave dépendent d’une consommation continue de ce légume dans vos prises de repas.


Des précautions dans votre approche


Deux précautions importantes tout de même. Le premier : les effets bénéfiques de la consommation de betterave pourraient ne pas être constants chez les personnes prenant des traitements destinés à réduire la pression artérielle (type bêtabloquants). Il est alors préférable de consulter un professionnel de santé avant d’introduire systématiquement de la betterave dans son assiette. Le second, comme une évidence, bien sûr : cette introduction de betterave ne saurait se substituer à la prise d’un traitement médicamenteux.

L’hypertension artérielle est un mal sournois qui nécessite une approche  vous obligeant à une approche sérieuse qui ne laisse aucune place à l’improvisation !


…et autres atouts


Mais ce ne sont pas là les seuls atouts de la betterave !

La betteraves possède aussi des atouts :


• contre le cancer : la betterave possède une joie couleur rouge que lui confère la bétanine, un pigment qui possèderait aussi la capacité de limiter les risques de certains cancers (comme ceux du foie, de la peau ou des poumons).


• contre la cataracte : ce sont cette fois oles feuilles de la betterave qui -- consommées cutes - qui sont riches en lutéine et zéaxanthine, deux dérivés de carotène%ïdes efficaces pour le prévention de la cataracte et ou dégénérescence maculaire ;


• contre les maladies cardiovasculaires : la betterave est riche en vitamine, antioxydants, fibres… autant d'éléments qui agissent qui limitent l'absorption des sucres et graisses pour mieux réguler les constantes sanguines que sont cholestyeroo, triglycérides, glycémie et donc agir sur les risques de maladies cardiovasculaires ;


• contre les maladies neurodégénératives : qui rejoint ses fortes teneurs en nitrates, avec la consommation de jus de betteraves qui aurait des propriétés bienfaitrices sur l'afflux de sang dans le cerveau contre les phénomènes de démence sénile et autres maladies d'Alzheimer.


lundi 4 juillet 2022

Les produits végétaux interdits de la mention « steak »


(©MaxpppPhotoPQR/Le Télégramme).




Un décret publié au Journal Officiel le 29 juin dernier va interdire l'utilisation des dénominations « steak », « lardons » ou encore « saucisse » pour les produits à base de protéines végétales. Cette décision était très attendue par la filière animale qui plaidait le risque de confusion dans l’esprit des consommateurs




ous les produits alimentaires confectionnés à base de protéines végétales ne pourront plus être dénommés avec les mots « steak », « lardons » ou encore « saucisse », et cela en application d’un décret paru au Journal Officiel cette fin juin. Celui-ci mentionne : « Il ne sera pas possible d'utiliser la terminologie propre aux secteurs traditionnellement associés à la viande et au poisson pour désigner des produits n'appartenant pas au règne animal. »

Le décret (n° 2022-947 du 29 juin 2022) n’entrera en vigueur que le 1er octobre 2022 prochain. Un bémol bien sûr : les denrées fabriquées ou étiquetées avant cette date pourront toutefois être commercialisées jusqu'au… 31 décembre 2023 ! au plus tard.


 

Que l’Europe s’empare du sujet et légifère


 

Une décision officielle tranchant le débat était attendue depuis plusieurs années (lire notre article sur le sujet - 2018) par la filière de transformation de la viande animale.

Pour les représentants de cette filière, le décret ne va assez loin, et ils exigent par ailleurs que l’Europe s’empare du sujet et protège mieux son pré carré. En effet, ne sont pas visés par le décret les produits « légalement fabriqués ou commercialisés dans un autre état membre de l'Union européenne ou en Turquie ».

Pour l’heure, au sein de l'Union européenne, la dénomination des produits végétaux par des termes traditionnellement réservés à la viande animale est autorisée. A l'exception cependant des produits à base de lait animal : en clair, il n'est plus possible d'utiliser les termes de « yaourt » ou de « fromage » pour un simili végétal.

 

Miel : nouvel étiquetage après ce 1er juillet 2022

(© Alexander Mils).



C’était une demande express émanant des apiculteurs français, c’est désormais chose faite : depuis le 1er juillet dernier, les pays d’origine du miel devront être clairement mentionnés sur les pots. L’objectif de cet étiquetage ? Valoriser la production française.


Le constat déplaisait à la profession qui vient d’obtenir gain de cause :  de nombreuses mentions vague comme « Produit en Union européenne » ou encore « Mélange de miels non originaires de l’UE » avaient fleurie sur les pots de miel. Ce qui, selon les professionnels, nuisait à l’identification des produits.


Aussi, dans le but de valoriser les apiculteurs français et leur production, un récent décret – publié le 6 avril 2022 - rend maintenant obligatoire un étiquetage plus transparent qui satisfait tout le monde, eux, apiculteurs, comme nous, consommateurs.


Pour mieux informer les consommateurs


Le texte permet ainsi de mieux renseigner le consommateur sur la provenance du ou des miel(s) qu’il achète, rendant obligatoire l’étiquetage des pays d’origine des miels contenus dans les mélanges conditionnés en France. A terme, l’étiquette devra ainsi afficher la liste des pays d’origine par ordre pondéral décroissant dès le 1er juillet prochain.

Conséquence : toutes les mentions floues et peu claires n’auront donc plus leur place dans les rayons des supermarchés. Seul bémol :il faudra que le miel soit mis en pot dans les limites de l’Hexagone pour tomber sous le coup de ce nouveau règlement. Car, les produits conditionnés en dehors du territoire national pourront faire référence à une origine UE et/ou non UE.


Un point salué par la filière


C’est, de l’avis de tous les professionnels, une première avancée qui devrait très vite permettre de mettre en avant le savoir-faire français, puisque seront ainsi stigmatisés – en tous les cas plus facilement identifiables – ceux qui viennent d’autres pays de l’UE. Encore du pain sur la planche pour les contrôleurs de la répression des fraudes. Celle-ci, lors de ces nombreux contrôles, n’en approche pas moins du chiffre de… 30% de points de vente sur les marchés dont les produits de miels ne seraient pas conformes !

Soumis à des  contrôles sont plus stricts, les miels vendus en supermarchés seraient moins touchés par la contrefaçon. A bon entendeur !