samedi 23 avril 2022

Pas de confiture au petit déjeuner !

Les confitures, souvent riches en sucres rapides ! © (DR).



Notre petit déjeuner fait sien la présence de lait, de pain, mais aussi de confiture. Or, lisez ce qui suit et vous ferez peut-être l(passe sur ce volume qui - outre le sucre en grande quqantité - ne vous apporte pas grand chose !



Pour la majeure partie des confitures - le plus souvent industrielles - les chiffres indiqués sur leur bocaux sont sans appel ! Le premier ou second produit qui les compose reste… le sucre ! A des taux qui - si l’on s’en réfère à l’indice glycémique de chaque fruits - n’a rien a voir avec la valeur intrinsèque de celui-ci. En bref, l’industrie rose largement nos confitures en sucre et ceci depuis es décennies. Alors oui, vous pouvez privilégier les confitures les moins sucrées dont les taux de sucre voisinés plus à des taux de 30-40 % plutôt que les habituels 60-70 % dans le pire des cas !



Une belle alternative ? Les compotes et autres purées de fruits, moins riches en sucre rapide !

Dans les confitures maison, vous avez aussi plus de chance de voir la présence de fibres être plus généreuse, donc, moins pire pour la santé.


Surtout des sucres rapides, trop rapides !


Vous l’avez compris, c’est la trop forte présence de sucres rapides qui plombe cet incontournable de nos petits déjeuners.  Mais outre que ceux-ci modèrent l’absorption des lipides, les sucres génèrent des sécrétions d’insuline qui peuvent provoquer un coup de Hope en fin de matinée, quelques heures après votre petit déjeuner !


Une alternative intéressante : le fromage


Une alternative ? Privilégiez le fromage, une portion très raisonnable, avec un morceau de pain - pourquoi pas celui prévu pour la tartine  et la confiture - sans excès, proportionnel au bout de fromage.

jeudi 7 avril 2022

Quels sont les aliments « miracle » diminuant l’hypertension ?

Thé et chocolat noir, vos alliés (©DR).



Selon des chercheurs européens, certains de nos aliments du quotidien seraient capables de réguler la tension de nos artères, parce que contenant certains composés bénéfiques. Les flavanols sont un de ces composés qui se distingueraient par leurs effets bénéfiques sur notre santé cardiovasculaire. Des effets démontrés !

Flavanols : un bouclier naturel contre l’hypertension



Une étude publiée en 2010 dans l’European Journal of Preventive Cardiology s’est appuyée sur les résultats de pas moins de 140 études pour appuyer ses conclusions. Quels sont-ils ? En intégrant de façon régulière ces aliments riches en flavanols dans leur alimentation, les chercheurs ont observé une diminution notable de leur pression sanguine. Cela ne vous dit pas encore les aliments à consommer pour bénéficier de cette diminution !



Des aliments très accessibles



Le premier point va faire plaisir aux gourmands puisque le chocolat noir serait à privilégier ! Mais attention, il doit être composé d’au moins 70 % de cacao !  C’est alors l’une des sources les plus concentrées en flavanols qui soit. Pourquoi ? Parce qu’il est riche en antioxydants qui favorisent la dilatation de vos vaisseaux sanguins, aidant ainsi à réduire la pression artérielle. Il est à noter que la poudre de cacao - brute non sucrée - serait également une excellente option pour un apport quotidien en flavanols, à condition de pouvoir l’avaler ! Peut-être dans un vers de lait chaud ?


Le thé vert et le thé noir sont également riches en flavanols. Ces deux boissons, - la première surtout - sont très accessibles et constituent un geste simple et efficace pour améliorer sa santé cardiovasculaire, à condition de les consommer en début de journée - jusqu’au début de l’après-midi maximum - pour réduire les effets de la théine en fin de journée.

Pour ce qui est des fruits, les pommes, surtout consommées avec leur peau - n’hésitez pas à ls laver pour réduire les éventuels dépôts de pesticides - passent pour contenir nombre de ces flavanols.



Consommer très régulièrement, sans excès



Mieux ! L’étude met en avant les effets bénéfiques des flavanols induits à consommer de petits portions de ces aliments - que sont le chocolat noir et le thé - dans notre alimentation quotidienne.

Une façon intéressante de joindre l’utile à l’efficace dans nos rations journalières tout en se faisant plaisir.



Accéder à l’étude parue dans ScienceDirect : cliquez ici

vendredi 25 mars 2022

La filière bio en cette année 2022 : le point

Le bio, une filière sous surveillance (© Béatrice Legrand, OuestFrance)



Nous n'avons absolument rien contre la filière bio. Mais, nous avons voulu nous faire l'avocat du diable et voir si la filière avait des choses à se reprocher. des limites avouables, alors que la filière conventionnelle s'enlise dans des scandales ou pèses sur elle des menaces sur sa durabilité (hausse de certains cancers, cadmium, hexane…)


Une base très sérieuse et contrôlée


L'agriculture biologique repose sur un cahier des charges rigoureux qui garantit l'absence de produits phytosanitaires de synthèse et d'OGM, ce qui en fait une filière globalement très surveillée et fiable. Le label AB ou l'Eurofeuille imposent des contrôles annuels stricts, tant sur les pratiques de l'agriculteur que sur la traçabilité des produits. Pour la grande majorité des consommateurs, choisir le bio reste le moyen le plus sûr de limiter l'exposition aux résidus de pesticides chimiques. Cependant, comme tout système de production, cette filière rencontre des limites structurelles et environnementales qui peuvent parfois nuancer sa promesse de pureté absolue.


Bémol sur la persistance des polluants dans certains sols


L'une des limites les plus concrètes concerne effectivement la pollution persistante des sols. Même si un agriculteur respecte scrupuleusement les règles du bio, ses terres peuvent avoir conservé des traces de polluants historiques utilisés des décennies auparavant, comme le chlordécone dans certaines régions ou des métaux lourds. La transition vers le bio, qui dure généralement deux à trois ans, permet de réduire drastiquement les résidus, mais elle ne peut pas "effacer" instantanément un passif industriel ou chimique lourd. De plus, la pollution atmosphérique ou celle des nappes phréatiques ne s'arrête pas aux frontières d'une parcelle certifiée, ce qui explique pourquoi d'infimes traces de contaminants peuvent parfois être détectées lors d'analyses poussées.


Productions bios hors France ?


Une autre difficulté réside dans la gestion des produits bio importés de pays hors de l'Union européenne. Bien que des accords d'équivalence existent, le contrôle de la chaîne logistique est plus complexe et les risques de fraudes ou de contaminations croisées lors du transport sont plus élevés. Certains rapports ont parfois mis en lumière des écarts de réglementation entre les pays, créant une forme de "bio à deux vitesses" où les exigences sociales ou environnementales globales (comme la consommation d'eau) ne sont pas toujours aussi élevées qu'en France ou en Europe de l'Ouest.


Débat technique sur certains usages


Enfin, l'usage de certains pesticides naturels autorisés en bio constitue un sujet de débat technique. Le cuivre, par exemple, utilisé pour lutter contre le mildiou, est un métal qui ne se dégrade pas et finit par s'accumuler dans le sol, posant des problèmes de toxicité pour la microfaune comme les vers de terre. De même, la pression économique sur la filière pousse parfois à une "industrialisation du bio" qui, tout en respectant la lettre du règlement (pas de chimie de synthèse), s'éloigne parfois de l'esprit initial en pratiquant la monoculture intensive ou en utilisant une main-d'œuvre précaire. Le bio est donc une filière hautement préférable sur le plan sanitaire et écologique, mais elle n'est pas une bulle totalement isolée des imperfections du monde industriel et environnemental actuel.

lundi 31 janvier 2022

Idée reçue : le poisson serait moins nutritif que la viande

Deux aliments assez "différents", on vous dit tout (© Getty images).




L'idée selon laquelle le poisson serait moins nutritif que la viande repose souvent sur une mauvaise interprétation de sa légèreté et de sa digestibilité. Parce que la chair du poisson est plus tendre et se digère souvent plus rapidement que celle du bœuf ou du porc, on a tendance à imaginer, à tort, qu'elle nourrit moins ou qu'elle apporte moins de force à l'organisme. Petit retour sur les différences entre ces deux aliments…


Viande/poisson : bilan protéïnique indentique


Pourtant, sur le plan des protéines, le match entre la viande et le poisson se solde par une parfaite égalité. Le poisson apporte des protéines dites de haute valeur biologique, ce qui signifie qu'elles contiennent tous les acides aminés essentiels que notre corps ne sait pas fabriquer lui-même. Que vous consommiez un pavé de saumon ou un steak de bœuf, la quantité et la qualité des protéines destinées à l'entretien de vos muscles et de vos tissus sont quasiment identiques.


Acides gras saturés et insaturés


Le véritable avantage nutritionnel du poisson réside en réalité dans la nature de ses lipides. Alors que la viande rouge est souvent riche en acides gras saturés, dont l'excès est pointé du doigt pour la santé cardiovasculaire, les poissons gras comme le maquereau, la sardine ou le saumon regorgent d'acides gras insaturés, et plus particulièrement d'oméga-3. Ces précieux nutriments sont indispensables au bon fonctionnement de notre cerveau, de notre rétine et à la protection de notre cœur, des éléments que l'on trouve très difficilement et en bien moins grande quantité dans la viande.


Des profils vitaminiques bien différents


Enfin, le profil en vitamines et minéraux du poisson n'a absolument rien à envier à celui de la viande. Les produits de la mer sont des sources exceptionnelles de vitamine D, une vitamine pourtant rare dans l'alimentation et essentielle pour les os et l'immunité, ainsi que de vitamine B12. Côté minéraux, si la viande rouge reste la championne incontestée pour le fer, le poisson compense largement par sa richesse en iode, en sélénium et en phosphore. Il ne s'agit donc pas de dire que le poisson est supérieur à la viande, mais affirmé qu'il est moins nutritif est une contre-vérité scientifique, les deux aliments étant simplement complémentaires dans le cadre d'une alimentation diversifiée.

vendredi 3 décembre 2021

Idée reçue : la viande de volaille est forcément maigre

Attention, il y a volailles, et volailles ! (©DR).




L'idée que la viande de volaille est systématiquement maigre est particulièrement ancrée dans les esprits, mais elle mérite effectivement une jolie nuance. Disons que ce n'est ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux, car tout dépend du morceau choisi et de la manière dont on le prépare.


Si l’on prend le cas du blanc de poulet ou de dinde sans la peau, la réputation est amplement méritée. Ces morceaux sont de véritables champions de la légèreté, affichant un taux de matières grasses extrêmement bas, souvent inférieur à deux pour cent. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont les chouchous des régimes sportifs ou hypocaloriques. En revanche, dès que l'on s'attaque aux cuisses ou aux ailes, la donne change. Ces muscles, plus actifs, sont naturellement plus riches en lipides, ce qui leur donne d'ailleurs ce goût plus juteux et cette texture plus tendre que le blanc.


Méfiez-vous de la peau du volatile !


Le véritable facteur qui fait basculer la volaille du côté des aliments riches reste cependant la peau. Cette dernière concentre une immense partie des graisses de l'animal. Consommer une cuisse de poulet avec sa peau dorée et croustillante double facilement l'apport en lipides par rapport au même morceau dégusté sans la peau. De plus, le mode de cuisson joue un rôle crucial, car une volaille rôtie qui baigne dans son jus ou frite dans l'huile perd instantanément son statut de viande légère.


Attention aussi de l'espèce que vous consommez


Enfin, il faut rappeler que le terme volaille englobe des espèces très différentes les unes des autres. Si le poulet et la dinde sont globalement plutôt maigres, d'autres oiseaux de basse-cour jouent dans une tout autre catégorie. Le canard et l'oie, par exemple, sont des volailles naturellement très grasses, même si une grande partie de leurs lipides se situe sous la peau et peut être retirée à la cuisson.


En résumé, la volaille est une excellente source de protéines potentiellement très maigre, à condition de privilégier les blancs, de bouder la peau et d'avoir la main légère sur les matières grasses lors de la cuisson. Quel aspect de l'équilibre alimentaire ou quel autre aliment de votre quotidien souhaiteriez-vous que l'on passe à la loupe pour notre prochaine discussion ?

samedi 18 septembre 2021

Une étude américaine étudie l’impact de nos consommations sur notre vie

(©Svario/GuettyImages).


Le mois dernier, la revue Nature & Food publiait un article sur les aliments et l’espérance d vie e er consommateur. L’occasion pour nous de mettre le doigt – une fois de plus nous direz-vous – sur les vilains petits canards de nos assiettes !



Cet article reprend une étude sur laquelle a travaillé une équipe de chercheurs américains de l’Université du Michigan. Celles et ceux-ci n’ont pas fait les choses à moitié puisque pas moins de… 5 800 aliments ont été passés au crible de leur analyse. L’objet : nous indiquer leur impact à tous sur la santé humaine avec – bonus non négligeable – une simulation de la durée que la consommation de ces aliments aurait sur notre santé au quotidien ! Ils ont ensuite classé ces produits du plus néfaste au plus bénéfique.



Le hot dog (à l’américaine), un vrai tueur !



Sans grande surprise, c’est la street food qui arrive de loin en tête de ce classement avec, en premier, le… hot dog ! Explication ; celui-ci est composé aux Etats-Unis de viande transformée. Sa consommation entrainerait la perte nette de… 27 minutes de vie saine. En prenant en compte le sodium et les acides gras que contiennent ce « met », on passerait même à 36 minutes !



Seconde au classement, la charcuterie !



Arriverait en seconde position la charcuterie avec pas moins de 25 minutes de vie saine en moins… Les seuls sodas sont également montrés du doigt avec pas moins de… 8 minutes de vie saine perdues par leur consommation pour… une seule cannette !



Et les bons élèves ?



Le classement démontre aussi le(s) bienfait(s) de produits naturels comme les fruits, qui apporteraient à eux seuls quelque… 12 minutes en plus à notre espérance de vie saine… Pas mal ! mais pas aussi bien que les fruits secs et autres graines qui décrochent un superbe curseur à plus de… 25 minutes !



Et nos habitudes hexagonales ?

 

 

Nos habitudes culinaires françaises en prennent aussi pour leur grade puisque le fromage n’a pas trop la côte avec l’impact négatif qu’aurait la consommation d’une seule portion de fromage… Mais un impact somme tout limité au regard des résultats évoqués précédemment : consommer une portion de fromage reviendrait à « sacrifier »… 1’30 de notre vie… Maintenant, à vous de jouer !

mercredi 14 avril 2021

Cinq aliments qui semblent sains, mais… regorgent de sucre !


Attention aux galettes de riz !(© DR)


Certains des aliments qui nous entourent passent pour être sains, alors qu’en réalité, ils contiennent des quantités insoupçonnées de… sucre ! Découvrez  quelques faux-amis et d’éventuelles alternatives à leurs consommations !


Le pain de mie


Hélas, c’est le pain de mie industriel qui est consommé le plus largement, alors que celui des boulangers  présentent  bien moins de sucre, d’additifs et de matières grasses. On privilégiera les version sans sucres ajoutés, sans additifs… si vous tenez à rester suer des pains de mie. Mais, le vrai conseil serait de remplacer tous ces produits ultra transformés par des vrais pains, genre pains complets, pains au levain, bien meilleurs pour la santé en général, et votre intestin en particulier.




Les galettes de riz



Elles ont encore un large crédit parmi les consommateurs alors que l’on voit souvent écrit que ces galettes ont un indice glycérique très important. Explication: on considère qu’un index glycémique est faible lorsqu'il est inférieur à 55, qu’il est modéré entre 55 et 70 et plutôt élevé au dessus de 70. L'index glycémique des galettes de riz est de… 85 ! C'est donc très élevé, et responsable d'une forte sécrétion d'insuline, une action dûe au fait que le riz soit soufflé.A éviter pour limiter les risques !




Le maïs



On associe le maïs à un… légume ! Oui, du point de vue culinaire, mais il est un fruit botaniquement et… un des quatre féculents les plus produits sur Terre avec le riz, le blé et la pomme de terre ! Il possède un taux de glucide de… 20% pour 100 gr. On l’oubliera dans Lal plupart de nos préparation même s’il ne faut pas le sabir complètement de notre alimentation. A consommer avec modération !



Le vinaigre balsamique



Il est - et de loin - le plus sucré - si ce n’est le seul à être sucré - des vinaigres avec des taux de sucre proches de… 20 gr pour 100 gr ! Un taux important né de la cuisson du raison lors de sa préparation ! On privilégiera plutôt e vinaigre de cidre ou de vin, qui sont tous deux bien plus légers.




Le lait d’avoine



Alors oui, le lait d’avoine est riche en fibres bénéfiques pour la santé, mais il est trop souvent confondu avec l’avoine, la céréale consommée tel quel. Sachez que ce lait est plus calorique que d’autres lait, comme celui d’amande par exemple. Privilégiez des laits ‘avoines sans sucre ou sans ajouts trop importants, cette boisson étant tout de même plébiscitée par les régimes et autres, souvent en cas d’intolérance au lactose ou si vous êtes véganes…